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 The incest as long as that stays in family. // Public averti. //

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Lester K. O'Kingheart-B.

Localisation : Non loin d'Helena.

MessageSujet: The incest as long as that stays in family. // Public averti. //   Mer 28 Mai - 15:15


Jumeaux s'aimant sans défauts.




▬ play it
Dans une matinée paisible et douce, un scintillement apparait puis une tignasse rousse et une main fine aux longs doigts qui s'extirpe de sous la couette. Ce fut dans un soupir presque un râle masculin, qu'un jeune homme ouvre ses yeux ambrés. Il n'est pas seul, non avec lui se trouve une demoiselle. On peut voir que la couleur de leur chevelure respective ainsi que le teint de leur peau est identique. Ils sont proches, si proches que leur corps épouse l'autre avec une étrange fusion. Le jeune homme a été baptisé sous le prénom de Lester. Un visage angélique, des cheveux en bataille, un sourire radieux et des yeux à faire fondre l'acier le plus épais. Des iris qui non pour seul intérêt que la demoiselle blottie contre lui. Elle se nomme Helena et pour le jeune homme ce n'est pas qu'une sœur, qu'une jumelle, c'est une étoile, un espoir, un amour sans faille. Oui, ils sont jumeaux, mais s'aiment comme deux amants. Ensemble, ils aimeraient faire comme bien des couples, mais hélas, ils ne le peuvent par logique. Qui accepterais de marier des jumeaux ensembles sans être gêné de le faire. Il s'étire lentement en posant son regard avec tendresse sur la magnifique rousse encore endormi. Il réfléchit pendant plusieurs minutes et finalement ne peut s'empêcher d'approcher son visage de celui encore dans la torpeur d'Helena pour lui offrir un baiser très tendre. Non pas un baiser sur le front ou la joue, mais bien la rencontre de leurs lèvres dans un baiser chaste, mais emplit de passion. Ensuite, il laisse sa main se poser sur le cou, puis le buste de sa sœur non sans avoir quelque rougeur. Il sait qu'il abuse un peu sachant qu'elle est encore dans les songes, mais il ne peut pas s'empêcher de frôler sa peau. Le corps, la beauté et la prestance de sa jumelle l'envoutent tellement. Bien souvent, il est gêné d'avouer à d'autre qu'il est fou amoureux de sa moitié, cependant, elle est la lune et lui le soleil. Ils sont distincts et pourtant si complémentaires. Où qu'il aille, Helena n'est jamais bien loin. On arrache Helena à Lester, c'est le désastre. On enlève le jumeau à sa protégée, elle est brisée, perdue et ne veut qu'une chose : Retrouver ses bras.

Ensemble, ils ont vécu tant d'évènement, on subit tant de douleurs qu'ils ne peuvent qu'être encore plus proches à l'heure actuelle que dans leur enfance. Déjà enfant, ils étaient vite devenus inséparables. Ensemble au sein de leur mère, à la maternelle, en primaire, et même maintenant. Lester, devenu malgré lui le protecteur de sa fragile, mais pourtant si magnifique Helena. Il ne reculerait jamais devant quoi que ce soit pour elle. E battre contre dix hommes qui agressent sa jumelle ? Il le ferait. Prendre la responsabilité d'une bêtise faite pourtant par elle, il le ferait. Se sacrifier, il le ferait, mais à regret. Oui, il aurait des regrets, car elle aurait mal et il ne veut lui apporter que la joie, le bonheur et l'amour. Après tout, il était là quand elle avait été engloutie par la célébrité, mais aussi pendant l'abandon de leurs parents, à la rencontre d'Owen et malheureusement aussi le jour de sa mort. Elle est la douceur, la délicatesse et l'élégance quand lui est la force, le charisme et la franchise. Une équation assez étonnante, mais qui pourtant n'a jamais été brisé. Oui, ils ont eu maintes et maintes disputes à cause de leur caractère respectif et de la peur toujours croissante d'Helena de perdre un jour son astre solaire pour une autre. Inquiétude que cherche sans cesse ce dernier à résoudre. Il ne veut pas la voir effrayé, en pleur ou déprimé. Non, il veut voir sur son visage de l'amour, de la gêne ou encore de la joie. Sentir dans les mots de sa cadette de la tendresse, dans ses gestes de la délicatesse et dans ses regards un envoutement aussi intense que celui qu'il a pour elle. San parent s forcément présent, abandonné, l'un comme l'autre avait cherché un port d'attache, un espoir et l'avait trouvé dans les yeux de la personne qui leur ressemblait tellement. Il était évident que tous les deux avaient essayé une carrière solo, pourtant plusieurs années après, Lester et Helena se retrouvaient dans un même groupe de musique. Elle sous les projecteurs et lui dans l'ombre. La lune au chant et le soleil à superviser les techniciens, les roadies et la sécurité. Il avait gardé des années durant, le souvenir d visage d'Owen souffrant le martyr puis son visage devenir livide pour s'éteindre à jamais. Un souvenir qui hantait autant Lester que sa sœur.

Le grand jeune homme reporte son attention sur sa sœur qu'il blottit contre lui tout d'abord en frôlant son dos, ses cuisses et enfin le mouvement de trop. Ses mains arrivent sur un point sensible de ses collines et il préfère retirer es doigts de la peau de satin de sa moitié un peu à regret, car il aimait lui faire de tendres caresses de la sorte. C'était avec ses baisers et ses mots doux, une autre façon de lui exprimait toute sa passion. Il était évident que Lester était plutôt quelqu'un de physique que beau parleur. Il n'aimait pas tant que cela parler à vrai dire. Quand on lui adressait la parole, il répondait par pure politesse, mais le reste du temps, il n'avait pas la langue bien pendue. Il n'avait qu'Helena pour le faire parler toute la journée, rigoler, et même sourire sincèrement. Il ne cessait jamais de repensait à leur précédent moment pour rendre les suivants encore plus tendres, plus doux, plus fusionnels. En agitant la tête pour retrouver la réalité, il eut un sourire délicat avant de murmurer sans perdre son sourire doux, des mots remplient de d'amour pour sa jumelle. Sa voix quand même rauque semblait de velours à chaque mot d'adressé à Helena. On pouvait ressentir l'intensité de la passion vibrante en lui, l'importance de la demoiselle dans sa vie tout autant que ce besoin de l'avoir à lui :


« Helena ? Ma jumelle pour qui j'éprouve un amour plus intense que le magma, tu ne veux pas te réveiller ? Je sais que tu ne dors pas. Je t'ai vu bouger quand j'ai caressé ta peau avec tendresse, chose dont tu raffoles depuis la première fois où je te l'ai fait. Aller ma lune réveille-toi que je t'embrasse avec passion, que je t'offre ma chaleur et plus si tu le désires autant que moi... »

Alors dans un geste léger, le grand rouquin s'extirpe finalement du lit avec lenteur pour ne pas la réveiller. Il se dirige simplement vers la fenêtre ouvrant lentement le rideau de sorte que la lumière entre dans la pièce sans brusquer les yeux fragiles, mais si magnifiques de sa cadette. Ensuite, il pénètre dans la salle de bains pour se passer de l'eau sur le visage et également pour retire sa boucle d'oreille, son pendentif et se regarder dans le miroir. Il y voit un homme au visage clair, aux yeux surnaturel et à la tignasse enflammés. Il pose sa main sur le miroir et sourit en entendant sa jumelle bouger. Il nettoie son pendentif, fait briller sa boucle et les enfile de nouveau. Il sait que quoi qu'il arrive, ils ne doivent jamais se séparer de ses deux bijoux. Le pendentif qui lui vient de sa mère et la boucle d'oreille en forme de lune jumelle de celle en forme de soleil pendant à celle d'Helena. Plus qu'un bijou, c'était un symbole, celui de leur différence devenue similitude et lien indestructible. Pas de Lester sans Helena et inversement. Si vous entendiez l'un, l'autre n'était jamais bien loin, et cela, à jamais. En sortant de la salle de bains, le jeune sportif se frotte le torse de ses ongles en baillant et décida de retourner finalement dans le lit aux côtés de sa moitié. Un grand bras musclé et chaud entoure alors le corps de l'ex chanteuse en dessous de son balcon. Les lèvres du fils Kingheart-B. viennent alors parcourir la nuque puis le cou de la demoiselle pour la faire se réveiller. Bientôt leurs regards se croisèrent laissant alors le jeune homme offrir à sa sœur un sourire des plus romantiques. Ce n'est pas un sourire bêta, niais et sans émotion. On, il est doux, chaleureux et invitant sa sœur sans hésitation à unir ses lèvres aux siennes. Leur baiser se poursuit un long moment avant que le jumeau ne le brise pour murmurer :

« Si j'avais pu épouser la femme que tu es Helena, j'aurais fait de toi la femme la plus heureuse, la plus comblée et la plus satisfaite du monde. Je sais que tu l'es sans être ma femme, mais je sais aussi que tu rêves comme moi de pouvoir avoir la bague que je te passerais autour du doigt un jour sur ta main... Même si c'est un rêve, il ne t'égalera jamais... Je t'aime Helena, je t'aime plus que tout sur cette planète...Et je ne regrette jamais ce que nous sommes. Jumeaux, amants et inséparables. Sans moi, tu meurs, sans toi, je ne vis plus... »

C'est ainsi que de cette phrase, il embrassa sa jumelle. Restait maintenant à elle d'écrire la suite de ce qui serait sans aucun doute une journée des plus divine et amoureuse de leur vie, la leur magique et passionnée.

Ps: Je t'aime jumelle ♥
© Failara
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Helena E. O'Kingheart-B.

Localisation : Cherchez Lester, vous me trouverez.

MessageSujet: Re: The incest as long as that stays in family. // Public averti. //   Ven 30 Mai - 12:22






Il n'y avait pas à dire, c'était bel et bien le sentiment le plus grisant qu'elle n'ai jamais ressenti. Les lumières vacillantes, jetant çà et là des faisceaux lumineux blancs, verts, bleus, et les cris de la foule presque comme unifiés alors même qu'ils tentaient tous de se superposés. Le corps perlant de sueur sous l'effort, ses cheveux à la masse de flamme s'engluant aux côtés de son visage au minois entre l'angélique et le provocateur, elle lançait des notes dans ses éclats de voix. Et l'adrénaline se propulsait dans ses membres alors que la batterie frappait des vagues sonores qu'elle suivait, en accord avec le guitariste et le bassiste, ses grands yeux d'un vert profond se fondant dans la masse qui l'acclamait. Elle existait. Et personne dans ce large espace ne pouvait plus en douter. Elle existait, et sa voix se portait jusqu'aux oreilles de tous. Elle qui si longtemps avait été silencieuse, elle qui si longtemps n'avait fait que subir en silence le poids d'un nom qui ne signifiait qu'un abandon, brillait désormais autant que l'étoile du Nord. Même son père, le grand homme qui se vantait de sa gloire, ne pouvait plus nier qu'elle portait en elle un talent singulier. Sa voix s'élançait, traversait l'air, s'engouffrait avec délice dans les oreilles attentives, et portait ses mots et maux secrets là où plus personne n'avait la force suffisante pour la réduire au silence. Oui, elle existait. Et tant de gens étaient suspendus à ses lèvres, patientant pour ses mots, qu'elle se sentait forte. Elle l'enfant trop timide pour contrer l'autorité de ses parents, laissait tout éclater au grand jour.

Et pourtant, mademoiselle force n'aurait jamais rien été sans "lui". Sans "eux". Glissée dans ce monde en même temps qu'une autre existence, qu'un autre souffle, Helena Esther O'Kingheart-Blezile avait à ses côtés, depuis le début de son histoire, une source de force. Un puits de confiance. Une lumière à suivre. Et, au de-là de cela, une idole muette à admirer. Même si elle brillait sans égal, même si toutes les adolescentes rêvaient de prendre sa place, de devenir aussi connue du monde, elle ne portait son regard que sur cet être que le sort lui avait offert. Souvent, sans rien en dire, elle maudissait ce destin qui l'avait isolée de lui, qui lui avait donner un corps propre là où elle aurait aimer n'être qu'une partie entière de lui. Et elle le poussait dans l'ombre. Elle le gardait des yeux de quiconque. Elle gardait son image, sa voix, son cœur, tout cela pour elle seule. Depuis leur naissance si détruits par l'absence, ils n'existaient que l'un pour l'autre et la rousse, avec le temps, avait fini par ne le vouloir que pour elle. Personne ne vint se glisser dans la cage douce qu'était le poitrail de son jumeau, elle y veilla avec attention, alors même qu'elle ne se privait pas de se perdre dans les yeux de quiconque. Jusqu'à ce qu'ils se rencontrent. Jusqu'à ce qu' "il" ne croise sa route par le biais de Lester. Jusqu'à ce qu' "il" ne la dérobe.

Son cœur apprit à aimer. A aimer si fort que, finalement, les mots ne lui suffirent plus. Et alors, noyée dans ses yeux clairs où elle aurait juré voir un bout du ciel qu'elle avait tant convoité, elle perdit sans regret cette part d'elle qu'elle avait protégée, chérie, jusque là. Glissée entre les draps, c'était la douceur d'une idylle sans faille et, enivrée, elle parvint certainement à oublier tout ce monde autour d'eux, toute cette vie, qui, quelque part, dans le silence, veillait à ce que ce bonheur ne s'éternise pas. Mais elle était loin, très loin, d'en connaître encore rien que la menace. Non, à cet instant magique où elle se sentait comme un oiseau que l'on sortait enfin de son cloître, bien que ce ne soit que temporaire, elle n'aurait jamais pu se douter de rien. Les rires de tous, les plaisanteries, parfois les fatigues, sans jamais de réelle querelle, c'était tout ce qui se baignait dans son esprit. Le doux visage d'Owen esquissant un sourire discret, à peine visible, et qu'elle voyait pourtant en bien plus grand dans le pétillement de ses yeux amoureux, et les blagues lancées à droite à gauche de Lester que le staff du groupe appréciait à n'en jamais s'en lasser, c'était tout ce qu'elle désirait. Ce qu'elle aurait désiré pour l'éternité.

Alors, sa voix se fondit sur elle-même, progressivement, comme l'on fait disparaître la vie sous la poussière des années, et une sensation frêle, tendre, légère, vint se poser comme un papillon perdu contre ses lèvres, y laissant la pression d'un baiser volé. Les souvenirs s'effacèrent, devenant flous avant de se dissoudre dans le noir abyssal imposé par le voile opaque de ses paupières et c'était le réveil le plus doux du monde. Une main large, aux extrémités de doigts durcies par les années de guitare, vint se poser contre son cou et, dans un frisson comme ivre de ses sensation à l'éveil à peine, Helena se laissait faire sans le moindre râle. La main glissa jusqu'à sa poitrine et, l'esprit ailleurs, suivant ce tracé à la chaleur réconfortante que laissait ce touché gentillet et innocent, elle n'en dit rien encore une fois, s'extirpant encore avec lenteur de la surveillance du marchand de sable. Ses paupières refusaient encore de se soulever, laissant sur ses yeux à la couleur de la Nature une sorte de tissu beige, clair. De longues minutes défilèrent alors que la demoiselle se lamentait de l'arrêt des caresses de son jumeau et, alors qu'elle décidait de tenter d'ouvrir les yeux, elle fut attirer entre ses bras à nouveau, oubliant donc son envie, elle poursuivit de feindre le sommeil. Et pourtant, tout son corps réagissait à cette chaleur qui émanait de son bien-aimé. Elle frémissait, retenait de toutes ses forces l'envie de soupirer d'aise et son esprit tourna, logeant dans ses pensées l'image d'un Lester qui posait des yeux désireux sur elle. Elle en rougit certainement, s'accordant elle-même à penser que ce n'était pas "normal". Le mot la figea. Qu'était-ce que la normalité, de toutes façons ? Il n'en avait jamais été question entre eux, et, à leur relation avançant encore et encore, jusqu'à être parvenue à un point de non-retour, un point que quelque Dieu que ce soit aurait puni par la foudre la plus meurtrière et accusatrice, elle avait comprit qu'ils étaient différents des autres. Qu'ils l'avaient toujours été, et qu'ils le seraient toujours. Et, cachée dans les yeux de son jumeau, là où personne ni rien ne pourrait l'atteindre, elle ne refusait plus rien, se sentant comme envoûtée. Leurs regards s'étaient croisés, un beau jour, puis le lendemain encore et, à mesure que les jours passaient, ils avaient gagné en attirance, jusqu'à ce que cette distance entre eux ne soit plus qu'inutile. Alors, ça avait été la découverte de l'autre dans un angle encore ignoré. Le passage de l'amour fraternel à l'amour d'amant.

Quelque part, Helena n'avait certainement jamais vu la différence. Proche de son aîné depuis la naissance, tant que plus d'une fois il avait été pensé qu'ils étaient ensembles et non pas jumeaux, avant même que ce ne soit réellement le cas, elle ne fut pas réellement étonnée lorsque leurs lèvres se rencontrèrent amoureusement pour la première fois. Il y eu juste cette pointe de douleur dans sa poitrine qui lui donnait l'impression d'avoir trahi Owen, pointe qui demeura longuement avant que, rassurée, certaine de ne pas faire une erreur comme beaucoup devaient le penser, elle n'admette être amoureuse de sa moitié. La limite de la conscience avait été dépassé, avait été jeté loin comme si elle n'était plus l'horizon infranchissable qu'elle avait sembler être pendant si longtemps. Et c'était sans regrets. Sans douleur. Parce qu'il était le seul. L'unique. Et que désormais, il était tout ce qu'elle aimait le plus au monde. Tout ce dont elle avait besoin. Besoin comme de l'air qu'elle respirait. Oui, Lester était comme le vent, elle avait sans cesse cette impression de succomber à ses caresses sans pouvoir l'attraper. Il nichait la vie dans son poitrail et y faisait danser un cœur qui chantait à tue-tête son nom comme la plus belle mélodie écrite entre la Terre et les cieux. Mais, quelque part, elle gardait encore l'angoisse secrète, plus ou moins secrète seulement, parce qu'elle se doutait que son oiseau du paradis ne devait pas totalement l'ignorer, que ce dernier ne parte se loger dans le cœur d'une autre, y perdant ses yeux, ses mots. Elle tremblait, pleurait, dans son silence éternel, à l'idée qu'il ne s'éloigne d'elle. Et, en réponse, Lester lui offrait toute sa gentillesse, tout ses plus sincères sourires, la rassurant à chaque fois qu'il défendait son amour à coups d'embrassades. C'était certain, l'ancienne chanteuse aux lèvres de laquelle tant de gens étaient resté pendus, était désormais entièrement éperdue pour celles de son jumeau.

Elle fut encore arrachée à ses pensées alors que, gentiment collée contre son volcan personnel, la tenant au chaud, écartée de la fraîcheur du matin, elle sentait des mains glisser sur elle à nouveau. Là où ses doigts passaient, ils laissaient un sillon brûlant, chaud à la faire tressaillir d'un plaisir léger, agréable. Et, toute perdue sans lui, elle profitait de ces moments où sa chaleur à lui l'envahissait. Tout était si froid sans lui. Si sombre. Et, sans sa présence, elle se noyait dans les souvenirs les plus tristes, les plus douloureux, là où sentant son cœur battre contre elle effaçait toute histoire qui ne soit pas la leur de son esprit. Son sourire guérissait toutes les blessures, et ses mots parvenaient à faire disparaître jusqu'aux cicatrices les plus vieilles, les plus ancrées, celles qui balafraient non pas sa peau, à sa différence, mais son âme. Il soufflait, dans ses paroles, comme un ouragan expédiant derrière les rideaux de la scène de leur passion tout ce qui pourrait la blesser à nouveau. Il la protégeait encore. Même alors qu'il n'y avait plus aucun danger direct, que le monde des étoiles commençait à perdre son nom dans ses flash lumineux incessants, il veillait sur elle avec l'attention d'un Pygmalion pour sa Galatée.  Peut-être était-ce bien là le même genre d'amour dit d' "impossible" qui, par une magie comme issue de la providence, faisait bouger des engrenages réservés à la normalité, à l'ordinaire, au commun. Ses mains parcourant son dos, l'effleurant à la faire se courber doucement pour tenter d'y échapper tant cela été plaisant, il descendait doucement, sûrement, jusqu'à parvenir aux cuisses de la rousse qui s'en sentit rougir encore une fois. Comment pouvait-il la toucher de la façon alors qu'elle était censé dormir ? C'était à s'en demander si ce n'était pas devenu une habitude. Parce que, comme toujours, Helena s'était réveillée au petit matin, quand le battement de cœur de son jumeau avait reprit sa vitesse normale, délaissant derrière lui le battement lent réservé au sommeil. Et que, comme toujours, elle ne voulait pas ouvrir les yeux, voulant rester entre les draps et, plus simplement, entre les mains de celui pour lequel son cœur se remettait à son tour à battre d'un rythme doucereux. Il frôla un point personnel et, pinçant ses lèvres entre elles, Helena retint encore un soupir d'aise. Elle fondait sous ses mains, comme elle pouvait si souvent fondre rien qu'à son regard. Et, ses gestes lents, attardés, patients, il la guidait dans la douceur. Sa voix lui parvint alors et, quelque peu embarrassée, ses joues presque timidement rosées, elle se concentra sur cette voix basse, masculine, qui dans les murmures lui prouvait à quel point son jumeau était attirant.

- Helena ? Ma jumelle pour qui j'éprouve un amour plus intense que le magma, tu ne veux pas te réveiller ? Je sais que tu ne dors pas. Je t'ai vu bouger quand j'ai caressé ta peau avec tendresse, chose dont tu raffoles depuis la première fois où je te l'ai fait. Aller ma lune réveille-toi que je t'embrasse avec passion, que je t'offre ma chaleur et plus si tu le désires autant que moi...

Il avait donc découvert son petit jeu. Une légère envie de glousser prit notre Helena mais, en sentant ses mains se retirer de sa peau, sa chaleur s'éloigner, elle la perdit rapidement. Où partait-il ? Se levait-il sans elle ? Elle sentit le lit bouger quelque peu, un poids s'en ôtant, et, entendant ses bruits de pas traînant sur le sol de la chambre contre la moquette, elle se rendit bien vite compte, à la lumière qui éclaira jusqu'à ses paupières dont le voile n'était plus aussi sombre, qu'il venait d'ouvrir les rideaux de la fenêtre. Alors, d'autres pas se suivirent et, alors qu'un son d'eau parvenait à ses oreilles, elle roula dans les draps, laissant sa peau se frotter contre le tissu de ceux-ci. Il faisait presque déjà froid, parce que Lester n'était pas là pour la tenir au chaud. L'anglaise maugréa, s'accordant elle et sa flemmardise sur le point qu'il devait être temps de faire quelque chose de cette journée. Et pourtant, elle n'a toujours pas le courage de bouger. Surtout maintenant que Lester n'est plus dans le lit avec elle. Alors qu'elle bataille contre le vice de la paresse, le-dit jeune homme revient dans un bâillement sonore qui arrache un sourire amusé à sa sœur. En restant à sa place, indiquant très clairement qu'elle a bougé, elle laisse sa tête quelque peu remonté pour écouter les sons de la salle de bain retomber contre l'oreiller, poussant ses cheveux courts vers l'arrière à en exposer à la lumière du jour les minuscules anneaux à ses oreilles qui ont percés son cartilage, qu'elle oublie peut-être trop souvent de retirer avant d'aller dormir, et à son lobe un soleil. Soleil qu'elle sait qu'elle ne retirera jamais, si ce n'est l'affaire de quelques minutes à peine chaque fois, pour en prendre soin. Après tout, Lester se tenait à porter la lune, depuis qu'elle la lui avait offerte, quand bien même cela soit assez féminin, alors elle n'avait aucunement le droit de l'y laisser seul. Lui tenant compagnie, elle avait glissé à son oreille la preuve du fait qu'elle n'appartienne qu'à lui, si ce n'était en plus à elle-même à la lune qui restait encore à son autre oreille. Elle eut envie de sourire. Lester ne portait que la lune. Il n'appartenait qu'à elle. Et il sacrifiait son existence pour elle seule. Alors, le bras fort de son amour passa sous elle et, de ses lèvres, il voyage contre sa nuque puis son cou. Elle frémit encore, dans un long soupir d'aise, s'avouant vaincue à la sensibilité de son cou, et ouvre ses yeux sur ceux comme irréels du jeune homme en face d'elle, admirant dans le silence l'un de ses plus jolis sourire. Non, c'était certain, pouvoir résister au visage d'ange de Lester était tout simplement trop difficile pour n'importe quelle demoiselle, qu'elle soit du bord de la généralité comme de celui de l'entre-rives indécis. A la demande muette de son regard, la rouquine ferme à nouveau doucement ses yeux et remonte légèrement sa tête, venant poser ses lèvres contre celles de son jumeau dans l'avalanche de l'amour qu'elle avait retenu jusque là en feignant de dormir. L'instant passant avec une rapidité qui la laisse s'en languir finalement, son astre lumineux se délit finalement d'elle et murmure :

- Si j'avais pu épouser la femme que tu es Helena, j'aurais fait de toi la femme la plus heureuse, la plus comblée et la plus satisfaite du monde. Je sais que tu l'es sans être ma femme, mais je sais aussi que tu rêves comme moi de pouvoir avoir la bague que je te passerais autour du doigt un jour sur ta main... Même si c'est un rêve, il ne t'égalera jamais... Je t'aime Helena, je t'aime plus que tout sur cette planète...Et je ne regrette jamais ce que nous sommes. Jumeaux, amants et inséparables. Sans moi, tu meurs, sans toi, je ne vis plus...


Ses mots à peine terminés, il vint à nouveau fondre ses lèvres sur celles de la jeune femme qui avait chavirée sous ses paroles et, passant ses bras autour de son cou comme pour le retenir, lui interdire sans son de briser encore leur baiser, elle répondit avec douceur et amour à ce dernier. Elle ne voulait plus qu'il parte. Où que ce soit. Pour quelque raison que ce soit. Et s'il devait partir, elle sauterait sur son dos et partirait avec lui. Il était hors de question, plus que jamais, qu'ils ne soient séparer. Aussi bien l'un que l'autre en mourrait. Et pourtant, dans sa tête, un coin d'ombre demeurait, un coin d'ombre inquiet, suspendu là comme une araignée sur sa toile dans l'angle d'une grange oubliée, attendant l'instant fatidique pour mordre. Et si les parents l'apprenaient ? Et s'ils découvraient cet amour déraisonné ? En y songeant, elle accentua avec une fièvre certaine et passionnée la pression délicate de ses lèvres contre celles de son jumeau, finissant par en descendre la course jusqu'à son cou à son tour. En puisant dans ses maigres forces, et certainement aussi parce que Lester ne lui aurait pas résister, elle le poussa sur le côté, le plaquant d'un geste vif, non pas brusque, contre les draps de leurs lits collés ensemble. Tellement plus simple de dormir ainsi que de dormir chacun dans son lit, ou de se rejoindre dans un seul lit. Et tant pis pour ceux qui se poseraient des questions. Après tout, ils en avaient des raisons. Un sourire quelque peu amusé aux lèvres, réveillée par les attentions de celui qu'elle aimait, Helena recouvrait son cou de baisers, finissant par y faire une léchouille affectueuse et y laisser, dans une pression, une petite marque rouge. En se redressant, ne se préoccupant plus réellement du fait que de sa place Lester pourrait voir très simplement son corps, bien qu'elle n'en rougisse pas moins doucement, elle lui adressa un grand sourire joyeux, l'un de rares qui portait sans fausse allure toute sa bonne humeur. Il l'avait réveillée avec douceur, elle n'avait pas de raison d'être de mauvaise humeur. En faisant des petits cercles du bout de ses doigts contre le torse alléchant de son jumeau, elle détourne un peu le regard, pesant ses mots en se disant qu'elle voulait être sincère avec lui, un minimum dans la franchise de son amour.

- Que je sois ta femme ou non, ça ne change que le fait de promesses généralement inutiles. Nous n'avons pas besoin de ça, n'est-ce pas ? Mon amour pour toi est indéniable. Personne ne peut plus en douter quand je te dévore du regard parce que je ne peux pas te toucher. De plus, tu me combles déjà. Rien que le fait de savoir que l'amour que je t'envoie m'est rendu me fait vivre. Je n'ai pas besoin d'un quelconque dieu pour veiller sur nos bons sentiments. Je n'ai pas besoin de serments pour savoir que quand demain arrivera, nous nous aimerons encore. Tout ce dont j'ai besoin, c'est de toi.

La rousse, qui avait beaucoup parlé alors qu'elle se taisait tant au quotidien, rougit encore doucement. Elle espérait que Lester aurait comprit le fond de ses mots, qu'il ne se sentirait plus, comme elle, bloqué par l'interdiction des cieux pour eux de se marier. Elle savait à quel point c'était frustrant, d'être née dans un corps extérieur au sien, détachée de lui comme une peluche mal faite et divisée en deux pour limiter les dégâts. Quelque chose les avaient fait incomplets. Et il n'y avait qu'ensemble qu'ils retrouvaient leur entièreté. Elle savait ce que c'était frustrant, d'être née dans la même famille que lui. De porter de la même façon le poids de la croix qu'était leur nom identique. Le destin, un dieu, qui ou quoi que ce soit, s'était joué d'eux. Et, bien malgré cela, ils avaient passés les lignes qui faisaient office de limites sur le sol. Les unes après les autres, ils avaient fait s'effondrer toutes les interdictions, jusqu'à ce qu'il n'en reste plus. Remontant l'une de ses mains, Helena vint passer sa main contre la joue de son amant dans une caresse toute de douceur, dépourvue de la moindre force. Il était si grand. Et ses épaules étaient si larges. Il semblait avoir été battit pour tout porter par lui-même, comme pour qu'elle n'est rien à faire. Il était impressionnant. Et il était parfois compliqué de penser qu'Helena, petite, frêle, à la silhouette élancée mais gracile, était la moitié de ce grand jeune homme. Sa main redescendant, parcourant avec sa semblable le torse qui lui était offert, Helena observait avec une attention mélancolique, touchée, les marques du courage de Lester sur son corps. Il avait çà et là des petites cicatrices, des marques à la blancheur plus claire encore que celle de sa peau en général, rosées comme si le temps avait décidé qu'il fallait qu'elles se voient toujours. Les cigarettes éteintes contre lui pendant les passage à tabac d'aussi bien lui-même que d'autres, les coups coupants d'un peu tout ce qui pouvait passer sous la main, le corps de Lester était une mine de souvenirs. Et tout était sa faute. Si elle n'avait pas cherché à exister comme elle l'avait fait, jamais il n'aurait autant souffert. Elle savait elle-même qu'il n'y avait pas que son corps a porter des traces irréfutables. Son cœur devait encore saigner de toutes ses rebellions qui l'avait opposé aux parents. Il était un lion. Et son rugissement en imposait tant qu'il ordonnait au silence. Mais le père était de la même catégorie. Et, de ce fait, plus d'une fois il s'en était fallu de peu que le père et le fils ne s'écrasent les poings l'un sur l'autre pour se faire comprendre. Encore une fois, c'était de sa faute. C'était tout du moins ainsi qu'elle le ressentait.

L'ancienne star glissa contre son jumeau, posant sa poitrine galbée un peu plus haut que le niveau des reins de son aimé, installée au bas de son torse, pour embrasser chaque trace que ses yeux au vert profond pouvaient apercevoir. A chaque baiser, plaquant ses lèvres contre la peau tendue, elle gardait ses pensées, se les rabâchant pour en garder toute l'importance. Elle savait que Lester la réprimanderait, si elle lui disait ouvertement penser que tout était de sa faute, alors elle n'en dit rien et balada ses baisers les uns après les autres, finissant par remonter à la recherche de ses lèvres comme pour ne pas les délaisser. Elle sentait que sa peau avait chauffer, que son corps tout entier cherchait le contact et, posant encore ses mains contre les joues de Lester, elle imposait de garder le baiser un moment avant de le rompre d'elle-même, plantant ses yeux dans les siens, seule réelle différence entre eux, en dehors bien évidemment de leur sexes opposés. Les yeux de Lester étaient les feux les plus ardents que la Terre ai pu porté, gorgés d'une liaison de candeur et de connaissance, et ceux d'Helena étaient d'une allure lassée de l'existence, portant un verre harmonieux et, dès qu'ils se posaient sur ce divin jeune homme, une lumière chaleureuse et éprise.

- Eh, mon amour, enlace-moi jusqu'à ce qu'il fasse nuit. Et, quand il fera nuit, jusqu'à ce qu'il fasse jour à nouveau. Je veux envoyer balader le monde plus que jamais et te kidnapper entre les draps.

Ses mains aux ongles traînant contre les avant-bras de son frère, elle se laissait retomber contre son torse, doucement, dans un autre soupir agréable. Elle parvenait à entendre le son de son cœur. Et, dans sa propre poitrine, le sien faisait écho. Il tentait tant bien que mal de porter le même rythme et, accordant sa respiration sur celle de son jumeau, Helena s'en tranquillisa, comme sous l'effet soudain d'un presque somnifère. La chaleur faisait encore tourner ses idées. Et ce son comme une percussion sous elle la laissait désireuse d'entendre une accélération pour elle uniquement. Elle était possessive, surtout quand il s'agissait de Lester, mais qu'y pouvait-il ? Il l'arrêtait si peu et agissait tant d'une manière semblable ! Au final, bien que Lester possède une bouille attendrissante dans ses sourires les plus enfantins, il n'en restait pas moins un jeune homme et, comme Helena, il ne voulait pas même imaginer que leurs sentiments partaient à la dérive vers quelqu'un d'autre. Se l'appropriant encore, elle glissa les mains contre ses flancs, caressant en remontant et re-descendant régulièrement, sa voix reprenant d'un ton taquin et faussement innocent.

-J'y ai le droit, après tout, j'ai été sage, j'ai été aux cours, même si je m'y ennuie, je n'ai causé aucun problème et j'ai refusé toutes les avances. N'aurais-je pas le droit à une récompense pour ça ? Je vote pour des cajoles et je précise d'avance qu'étant une jeune lady ma voix compte pour deux. Une objection ?





P.S. :
 
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Lester K. O'Kingheart-B.

Localisation : Non loin d'Helena.

MessageSujet: Re: The incest as long as that stays in family. // Public averti. //   Sam 31 Mai - 13:19


Elle est la douceur et lui la fougue.




▬ play it
Il sentait dans la passion que lui rendait sa cadette, mais aussi cette proximité que jamais il ne se séparait. Il était vrai que le jeune homme avait toujours eu peur qu'un jour un homme intéresse plus sa sœur que lui, alors il se l'accaparait avec égoïsme et se fichait bien de l'avis des autres. Helena était à lui et lui seul. C'était son joyau, son trésor, sa vie, son paradis. Il avait vécu tant de choses qui avaient fini par les lier jusqu'à l'amour sans faille. Un amour interdit, comme si l'un était le fruit défendu de l'autre, mais ce n'était pas cela qui allait arrêter les deux jumeaux. Il était conscient que de toutes les personnes qui pourraient s'offusquer en apprenant la relation devenue habitude du duo emplit d'amour, c'était bien leurs parents. Que diraient, ils s'ils apprenaient que leurs propres enfants avaient préféré s'amouracher l'un de l'autre plutôt que d'aimer une personne qui ferait continuer l'histoire des Kingheart-B. Eux qui auraient pu redorer le blason de cette famille qui malgré tout avaient montré bien des défauts. Que ce soit le délaissement plus que conséquent de leurs parents envers eux, la carrière d'Helena qui avait fini sur un tragique accident ou encore le comportement des membres du groupe de leur père avec eux. Bien des choses avaient été chaotiques et si leur propre mère n'avait pas été un peu-là, les deux jumeaux auraient bien pu devenir pires que tout. Après tout, le plus fort des deux, Lester, avait failli plus d'une fois devenir l'ombre de lui-même et comme Helena le suivait partout, cela aurait pu déteindre sur elle comme jamais. Même si la jeune demoiselle avait vu maints évènements dans son existence, il était clair qu'elle était plus influençable que son ainé. Plus fragile, plus sensible, mais pas moins fougueuse. Simplement au contraire d'elle, le grand sportif aux cheveux de feu, le montrait avec ferveur. Il voulait envoyer à la face du monde, des dieux s'il le fallait, à quel point cette faiblesse chez eux pouvait être la plus puissante des forces, car après tout unis Helena et Lester ne pouvaient pas faillir un seul instant. Ils leur arrivaient de se disputer sur le sujet d'Owen leur seule faille, mais bien vite, ils se réconciliaient à coup d'embrassade de mot tendre et de beaucoup d'amour. Le ciment même de leur passion sans limite avait une étrange composition : un peu de taquineries, de la fougue en veux-tu en voilà, des conflits et beaucoup de sincérités.

Finalement, les jumeaux n'avaient comme seule différence des autres couples qu'être du même sang de ma même famille sans en être la honte, car quand bien même leurs parents en seraient sans doute offusqués d'apprendre leur liaison, il restait que Lester comme Helena étaient deux artistes de renom. Même si Lester était lui plus dans l'ombre que sa sœur. Il n'était pas peur autant plus médiocre qu'elle, maniant aussi bien le chant que la guitare ou la basse. Il avait acquis cette polyvalence pour pallier aux éventualités en cas de concert ou de tournée pour que jamais sa sœur ne soit stressée par un problème. Il était à la fois le catalyseur, mais aussi l'huile qui graissait les engrenages de leur couple. À vrai dire si l'un et l'autre s'aimaient autant, c'était bien parce qu'ils s'équilibraient naturellement. Elle apportait la douceur, la timidité quand lui apportait la fougue et la force. Ils se montraient aussi possessifs l'un que l'autre sans aucune honte. Ils n'étaient donc pas rares de voir débouler Helena comme une furie quand Lester discutait avec une demoiselle. Il n'y avait jamais une raison précise. De plus, pas une seule fois dans la conversation le grand rouquin ne laissait la dites demoiselle tenter quelque chose avec lui. L'inverse était également présent, car l'immense protecteur veillait également à savoir qui tenait compagnie à sa sœur. Il ne voulait pas plus subir les foudres de la petite, mais si séduisante demoiselle qui était sa jumelle, qu'il n'avait besoin de s'amouracher de quelqu'un d'autre qu'elle. Il était heureux avec elle, se sentait si bien et n'avait besoin de rien d'autre que la garder dans les bras pour lui prodiguer toute sa passion et son amour par des baisers des caresses et bien plus. Oui, ils avaient été plus loin, bien plus moins, et même dans ces instants où la notion même de famille, de jumeaux n'avaient plus besoin d'être évoquait, ils s'offraient de l'amour avec une immense passion. Si immense que même les plus beaux couples ne savaient se l'offrir d'une telle façon. Entre eux, ce n'était pas une amourette, pas simplement des mots doux prononçaient pour faire plaisir. Chaque mot, chaque pensée venait du plus profond de leur cœur et quand bien même, le leur avaient largement souffert, il avait encore assez de forts pour faire vivre tout ça.

À l'heure actuelle le dit amour était totalement prouvé par la réponse des plus fougueuses d'Helena au baiser de son jumeau, mais aussi aux autres qu'elle déposait dans le cou massif et musclé de Lester. Il sentait le corps de sa sœur contre le sien, ce dis corps qui voulait prendre les rênes et le dominer. Il savait qu'elle n'aurait jamais la force suffisante pour le bouger de la sorte, alors il se laissait faire l'aider même un peu sans le dire, car il ne voulait pas froisser la fierté de sa moitié, oh que non. Il affichait un sourire en se retrouvant plaqué au lit doucement en sentant la fougue de sa frangine recommencer sur son cou et se terminant par le contact de sa langue sur la peau blanche du jeune homme. Il la voyait se redresser lui affichant alors tout ce buste généreux pour lequel il aurait gravi jusqu'à l'Everest s'il avait fallu le faire pour le mériter. Après tout, il ne pouvait nier la beauté du corps de sa sœurette. La nature avait bien fait la demoiselle et ce n'était pas son propre jumeau qui allait sincèrement s'en plaindre. Lui qui n'avait jamais cherché pendant son enfance que le seul contact de ce dernier. Il était évident que les deux s'aimaient, mais à savoir qui des deux avaient aimé l'autre en premier cela restait un mystère. Ils avaient toujours été très proche, très lié, ne se lâchant jamais, alors comment cela aurait pu être autrement qu'ainsi. Les dieux auraient sans aucun doute déversé leur courroux sur ce couple si atypique, s'ils ne représentaient pas finalement plus qu'un amour interdit, un amour fusionnel. Cet amour que ni la neige, les tempêtes, ni les torrents ne pouvaient changer. Il se voyait dans le regard de Lester autant dans ce sourire plein de sincérités qu'affichait Helena en le regardant à la limite de l'admiration. Entre eux, ce n'était pas de simple regard, ils s'admiraient mutuellement dans leur prestance, leur beauté presque parfaite, leur candeur qu'une fois seuls, ils perdaient rapidement. Le grand musicien sentait les doigts de sa jumelle former des petits cercles sur sa peau le faisant quelque peu frissonner sans perdre son sourire, il aimait sentir les doigts de cette dernière sur son corps. Il se mordait légèrement la lèvre pour mieux séduire une nouvelle fois cette femme assise sur lui et à son grand étonnement, il la vit détourner le regard pour mieux lui répondre :


- Que je sois ta femme ou non, ça ne change que le fait de promesses généralement inutiles. Nous n'avons pas besoin de ça, n'est-ce pas ? Mon amour pour toi est indéniable. Personne ne peut plus en douter quand je te dévore du regard parce que je ne peux pas te toucher. De plus, tu me combles déjà. Rien que le fait de savoir que l'amour que je t'envoie, m'est rendu, me fait vivre. Je n'ai pas besoin d'un quelconque dieu pour veiller sur nos bons sentiments. Je n'ai pas besoin de serments pour savoir que quand demain arrivera, nous nous aimerons encore. Tout ce dont j'ai besoin, c'est de toi.

Il avait écouté avec une attention folle, chaque mot, les dévorants presque comme s'ils avaient été faits de chocolat et de sucre. Il ne se laissait jamais de l'entendre lui répondre avec une telle passion. Elle était si belle, si divine quand elle s'exprimait à cœur ouvert, sans pudeur, mais beaucoup de sincérités dans des mots d'amour. Elle avait les joues rosies et c'est ainsi que le bras massif de Lester se levait du lit pour venir caresser du bout des doigts cette dites joues avec tendresse avant de revenir se poser sur le tissu de coton des draps. Quand on voyait l'état du lit, on pouvait imaginer non sans gène ce qui avait pu le mettre dans un tel état. En sachant que l'un comme l'autre avaient les cheveux en bataille et une mine des plus fatigué, mais même ainsi, ils restaient aussi angéliques jamais. La connexion entre leurs deux cœurs était tant sans faille que la main de sa cadette vînt-elle aussi caresser une joue, la sienne avec beaucoup de douceurs. Il en profitait pour frotter son visage à cette délicate main et y déposer un léger baiser. C'était si aberrant qu'ils soient nés tous les deux dans une même proche, qu'ils soient du même sang. Ils auraient pu être bien plus que des jumeaux incestueux, plus que des amants dont bien des interdits se dressaient sur leurs chemins. Lester aurait voulu naitre dans une autre famille et se lier avec Helena aussi intensément, mais bien vite, il se disait que si cela avait été le cas peut être qu'ils n'auraient pas pu être si proches. C'était ironique, mais même si leur vie auraient été plus simple, s'ils avaient vu le jour dans deux familles distinct, être venu du même placenta les rendaient encore plus attenants. Quand on les observait ensemble, on pouvait se demander qui était la moitié de l'autre à vrai dire. Après tout entre eux, il y avait pas moins de vingt centimètres et environ une trentaine de kilos. On devinait sans mal rien qu'en les regardant que Lester pouvait soulever sa sœur d'un bras sans grand mal pour la hisser contre lui. On aurait dit une nymphe et un géant, David et Goliath, la fleur et le chêne centenaire. Pourtant, c'était bien cette différence si étonnante qui faisait l'originalité du couple qu'être les deux jumeaux. Et ceux qui osaient, allaient plus loin se demandait comment cela se passait dans la couche, car il était évident que le colosse ne devait pas être des plus fougueux au risque de briser sa sœur en deux. Ah, s'ils avaient su qu'entre eux dans ces moments charnels l'un comme l'autre s'enhardissait pour le plaisir de leur partenaire pour toujours. Rien que les mains de la jumelle qui se baladaient sur le torse, mais aussi les abdominaux et les flancs du sportif étaient une preuve qu'elle aimait ce corps, qu'elle se désirait et qu'il n'en serait jamais autrement.

Lester devinait dans le regard d'Helena qu'elle s'en voulait de lui infliger tant de choses, que son torse prouvait. Il ne lui en voudrait jamais, car après tout, il avait joué son rôle à chaque fois, la protégeant du danger pour qu'elle reste aussi exquise douce et parfaite. Il voulait qu'elle reste Redstar, qu'elle reste cette demoiselle qui sur scène éclipsait bien des femmes. Cette même muse qui avait créé dans le cœur du jeune homme un déclic sans précédent. Pour lui, il n'y avait pas de plus belles femmes, pas de plus beau spectacle dans le monde que voir sa sœur chanter, s'épanouir comme une fleur qui s'ouvrait sans peur. Quand elle était face à la foule, il sentait qu'elle était une autre femme, plus forte plus grande plus imposante. Pourtant, il aimait voir ce changement dès qu'elle avait fini un concert. La voir passait de cette nymphe sans défaut à une frêle demoiselle qui venait réclamer de la chaleur dans ses bras puissants. Il était évident que le grand jumeau avait son importance dans la partition de leur couple, de leur amour et de leur sentiment. Après tout, s'il s'était montré absent, distant et qu'il l'avait repoussé, jamais Helena n'aurait pu s'amouracher aussi simplement que briser de son propre frère. Ils n'auraient jamais bravé bien des interdits main dans la main sans se soucier du monde, mais simplement d'eux. Il était vrai que le cœur du fougueux jeune homme peinait encore de tous les conflits qu'il avait eus avec ses parents, mais il ne les regrettait jamais. Tous avaient été pour défendre Helena, il avait vécu respiré et pensé pour elle. On aurait traité sans aucun doute de fou plus d'une fois celui qui avait tout donné pour elle, mais il l'aimait et c'était ainsi qu'il lui prouver au quotidien. Ainsi, la seule personne qui avait été susceptible de tenir tête au lion rugissant qu'être Lester avait été leur propre père. Un homme massif, mais surtout avec une répartie et une aura naturelle si imposante. Alors quand on voyait comment était le fils, on ne pouvait y voir que le père, or Lester détestait cela. Il ne voulait pas entendre parler de son père, il ne voulait pas être comparé à celui qui avait totalement lâché ses enfants comme s'ils n'avaient été qu'une broutille dans sa vie de succès. Ce n'était pas Edward qui allait contredire Lester quand bien même ce dernier dépassait en gabarit le rouquin. Le contact des lèvres et de la poitrine de sa cadette contre lui, lui offrait un second frisson tout en sentant ses baisers parsemer sa peau d'albâtre recouverte de cicatrice de brulure et d'autre heurt. Il devinait que chacun des baisers était un désolé cacher pour toute la douleur qu'il avait subi. Il était évident qu'elle ne disait rien, car il l'aurait réprimandé de s'en vouloir, il avait ce droit. Après tout, s'il avait souffert, c'était pour la garder aussi féerique et sublime et puis selon lui-même avec de telles traces, il restait l'homme qui la méritait le plus dans ce bas monde. Chacun de ses défauts était pour elle une énième raison de l'aimer à s'en arracher le cœur et il avait raison, car après tout, il en était de même dans l'autre sens. Leur corps respectif était maintenant aussi brulant que la braise et cela n'allait pas aller en s'atténuant. Ils allaient bientôt devenir l'un comme l'autre aussi volcanique que le Vésuve et sans que cela ne dérange l'un des deux. Leurs regards se croisaient avec passion, c'était un échange d'amour entre le chrysobéryl et l'ambre surnaturel. Deux teintes les différenciant autant que leur sexe. Tous devaient avouer que mis à part ces détails, on devinait facilement qu'ils étaient du même sang. La sensation du souffle délicat d'Helena sur la peau du jeune homme, le prévenait lentement au mot qu'elle allait dire :



- Eh, mon amour, enlace-moi jusqu'à ce qu'il fasse nuit. Et, quand il fera nuit, jusqu'à ce qu'il fasse jour à nouveau. Je veux envoyer balader le monde plus que jamais et te kidnapper entre les draps.

Rien que ses mots firent sourire encore plus Lester. Voilà la partie qu'il aimait le plus chez sa sœur, cette fougue, ce je-m'en-foutisme à affronter le monde sans s'en soucier. Être capable de lui dire haut et fort qu'elle était bien mieux que le reste de la terre, enfin mis à part Leste bien sûr. Il savait qu'elle ne se permettrait jamais de se sentir supérieure à lui, car il était clair qu'il ne se gênerait pas pour lui rappeler leur égalité. De plus, se croire mieux que le grand musicien n'était pas la meilleure idée du monde. Bien souvent, il toisait de son gabarit un bon nombre de personnes et ne supportait pas qu'on lui dise quoi faire ou qu'on était mieux que lui. Si on lui avait posé des preuves sous le nez, il aurait sans doute pris en compte la remarque, mais n'aurait pas acquiescé pour autant qu'on soit hautain avec lui ou sa sœur. Le jeune avait remarqué qu'elle s'était plaquée de nouveau contre lui, alors il en profitait pour hisser son bras et entourer les hanches délicates et envoutantes d'Helena sans aucun problème. Elle lui appartenait autant qu'il appartenait à sa sœur, alors pourquoi aurait-il été gêné de se permettre d'un geste qu'elle autorisait sans hésitation ? Ses mains caressaient alors la croupe de celle qui avait son cœur tout entier, celle pour qui décrocher la lune serait un humble cadeau, alors que lui offrir son cœur tout entier était bien plus passionné. Des mains aussi exquises que délicates parcouraient donc son corps avec lenteur, mais bien des caresses. Lester aimait tellement qu'Helena parcoure sa peau avec bien de l'envie. Une envie qu'il lui rendait avec délicatesse en suivant les courbes des épaules, mais aussi de la colonne vertébrale, et même du fessier de sa sœur sans en être gêné. Ils n'étaient plus des enfants après tout, avaient déjà fait celui des centaines de fois, avait même été jusqu'à partager un acte charnel réservait au couple, mais après tout, ils étaient eux aussi un. On pouvait voir qu'avec quelques rougeurs le jumeau voulait bien plus que faire des caresses. Avec elle, il se montrait toujours inépuisable au point de faire croire à Helena que s'il faisait souvent du sport, c'était plus souvent pour tenir longtemps avec elle dans leur couche que pour s'entretenir physiquement. Comme s'il forgeait non plus son corps à tenir les douleurs, mais à suivre la cadence de leur envie de proximité et d'indécence. Personne n'avait jamais assisté à leurs ébats et bien heureusement, mais il était évident qu'il devait être des plus fougueux, avec un tel lion comme partenaire, même si elle ne devait pas rester inactive non plus. Leurs cœurs battaient à l'unisson d'une passion sans faille et au grand plaisir quand sa cadette parla pour la seconde fois depuis son réveil, le cœur du grand sportif accéléra :

-J'y ai le droit, après tout, j'ai été sage, j'ai été aux cours, même si je m'y ennuie, je n'ai causé aucun problème et j'ai refusé toutes les avances. N'aurais-je pas le droit à une récompense pour ça ? Je vote pour des cajoles et je précise d'avance qu'étant une jeune lady ma voix compte pour deux. Une objection ?

Les grands iris du jeune homme se plissèrent pendant qu'il rigolait à la phrase de sa sœur. Pas un rire moqueur, mais plutôt amusé par sa réplique. Ainsi, elle stipulait qu'étant une lady sa voix comptait encore plus que la sienne. Il avait de toute façon l'envie de la cajoler comme si elle était le plus fin des diamants, le plus beau des trésors. Il savait qu'elle n'était pas en sucre, qu'elle pouvait se défendre oralement par des mots secs et bien placés, mais quand venait le temps de s'imposer, c'était bien l'envergure et la force de Lester qui arrivait. Il ne comptait plus le nombre de fois où il avait dû intervenir pour éviter à sa princesse de recevoir un coup. Dans ces cas-là, on comprenait encore plus pourquoi, aux yeux de sa jumelle, il apparaissait comme un lion. Bien souvent occupé à ses occupations, mais surveillant ceux à qui il tenait d'un œil vigilant. Tout comme lion, roi de la savane, quand le rouquin intervenait personne ne faisait son malin. Même ce cher Edward dit l'immense guitariste savait que le tempérament volcanique de Lester était peut-être un défaut, mais il rendait ses coups bien plus puissants que jamais. Qui de mieux placé que leur ange gardien pour savoir ce dont ils étaient capables tous les deux ? Un homme fort, un homme impulsif, mais un homme bon qui avait veillé sur eux indirectement. Si les jumeaux n'avaient jamais manqué de rien, ce n'était pas grâce à leurs parents, non-grâce à lui. Ils avaient donc voulu bien des fois le remercier sans jamais le trouver. Lui qui était pourtant à quelque rue d'ALI sans qu'ils le sachent. Sans quitter du regard, sa sœur, il bascula bien rapidement pour se retrouver au-dessus de sa cadette pour mieux embrasser ce corps si divin. Sans sommation, ses lèvres vinrent rencontrer le cou d'Helena dans de multiples baisers plein d'appétit, puis quelque mordillement pendant que ses mains bouillantes prenaient d'assaut le balcon si opulent de sa sœur. Il ne voulait pas simplement la cajoler, il la voulait tout entière alors qu'ils étaient réveillés depuis peu. Y pouvait-il vraiment quelque chose d'être autant attiré par sa jumelle ? Pouvait-il vraiment résister en voyant qu'un si divin corps, qu'une femme si resplendissante qui était sa dulcinée, lui offrait sans honte son corps pour qu'il lui exprime tout son amour ? Sans hésitation, il intensifiait chacune de ses caresses en agrippant par moment ses cuisses, son fessier puis revenait sur ses collines pour les frôler lentement du bout des doigts. C'est alors que d'un cou, il continua à descendre pour flatter le buste de sa jumelle de nombreux biser plein de passions parsemant la peau de son aimée sans s'arrêter, mais se permettant de murmurer avec amour, beaucoup d'amour :

« Je n'ai et n'aurais jamais d'objection Helena. Je veux que tu vives dans un royaume où l'amour est roi et où tu es la reine de mon cœur dirigeant. Je veux te voir sourire, t'entendre rire à chaque instant. Oui, nous allons passer la journée ici sans bouger, sans être déranger, je te le jure sur mon amour pour toi... Je veux te cajoler et... Bien plus. Je te veux oh ma douce, divine et si envoutante Helena, je te veux... Alors ne m'en veux donc pas, mais je ne résiste pas à te montrer plus intensément mon amour... Mais sache une chose mon amour, si tu ne veux pas arrêtes moi, je ne t'en voudrais pas. »

Après avoir dit ces derniers mots, le grand rouquin attrapait les mains de sa jumelle pour les mettre dans son dos musclé et masculin. Puis les lâchant, il posait les siennes sur les hanches de sa sœur en caressant ses cuisses avant d'oser venir au sein même d'elle avec douceur. Il ne voulait plus qu'une chose, lui offrir, amour, passion, et même plaisir. Il avait les joues rosies rien que de savoir qu'il y avait encore plusieurs dizaines de minutes, il se trouvait debout en train de nettoyer sa boucle d'oreille. Alors que maintenant, il était dans la fleur de la femme qu'il aimait le plus au monde, sa jumelle, sa Helena rien qu'à lui. Il savait que bien des hommes n'auraient osé avec Helena tant d'ardeur, mais il n'avait pas à avoir peur avec elle, elle qui aimait leurs moments concupiscents. Des moments que rien ni personne ne pouvaient égaler. Offrant aux deux tourtereaux liés par le sang des sensations et des émotions que nul autre pareil ne pouvait délivrer. Il hésitait en la fixant, puis prenant une légère respiration en sentant son cœur accélérer dans son poitrail sculpté par l'effort et le sport, il commençait à bouger son bassin contre le sien. Les rougeurs se firent plus présentes, plus vive, mais il se fichait bien de rougir devant elle, il n'y avait pas de honte à faire cela. Après tout, ils n'étaient que tous les deux, ne se voulaient que tout deux et s'aimaient sans relâche. Tout en entamant un rythme entre la douceur, l'envie et la passion, le visage du grand, mais non moins doux Lester s'approcha de nouveau de cette poitrine. Il ne voulait pas s'arrêter en si bon chemin, il voulait sentir vibrer sa sœur sous ses lèvres, sous ses doigts, sous cette fougue emplit d'ivresse amoureuse. Cet engouement pour une telle proximité c'était faite un jour tout innocemment quand ils avaient finalement laissé leurs envies respectives apparaitre aux yeux de l'autre. Ils avaient eu peur, ils avaient hésité, mais il avait pourtant jamais regretté cela. C'était après tout, une des meilleures façons pour eux de prouver qu'ils s'aimaient tout en gardant leur petit secret. Entre plusieurs baisers, le vigoureux jeune homme murmura avec douceur tout en laissant des râles tendres caresser de son souffle la peau de porcelaine d'Helena :

« Je me fiche bien des autres femmes de cette planète. Je ne dis pas que je n'en rencontrerais pas d'autre que toi dans ma vie, mais aucune ne m'aura autant que toi. Aucune n'aura mon cœur, aucune n'aura toute mon attention. Toi comme moi pouvons après tout avoir des amis, un entourage, mais ne nous lâchons jamais. Je le dis et s'il le faut, je le crierai sur les toits, il n'y a qu'à toi que je veux faire l'amour. Il n'y a qu'en toi que je me sentirais toujours aussi bien. Il n'y a qu'avec toi que je suis serein. Alors ma douce, ma belle ma divine Helena laisse-moi être le jumeau le plus coquin du monde avec passion entre tes reins... »


© Failara
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Helena E. O'Kingheart-B.

Localisation : Cherchez Lester, vous me trouverez.

MessageSujet: Re: The incest as long as that stays in family. // Public averti. //   Lun 2 Juin - 15:12






Réveillée par la douceur de son jumeau, Helena voyageait entre des nuages de coton, bondissant de l'un à l'autre à chaque fois qu'elle y rebondissait dans sa chute telle celle d'Alice dans le terrier du lapin blanc. C'était sans gravité, défait du temps, interminable. Et elle aurait dû être effrayée, bien évidemment, à l'idée de heurter sans précédent le sol. Mais tout son cœur chantait, battait avec une fièvre amoureuse pour cet autre encore si proche qu'ils pouvaient s'en sentir percuter des poitrails avec vigueur dans un rythme décalé, désordonné, propre à chacun, et pourtant adoucit de leur presque écho. Il était évident qu'elle ne s'était laissé réveiller ainsi que parce qu'il s'agissait de sa moitié, sans quoi l'inopportun qui en aurait eu l'idée et qui n'aurait pas été Lester aurait probablement reçu la plus belle claque de sa vie. Il était évident qu'il n'y avait que lui a avoir le droit de l'effleurer, la toucher de la sorte. Leurs lèvres encore pressées entre elles, la rouquine profitait de cette sensation de contact divin que lui procurait les lèvres de son éternel amour. Elles étaient douces, lisses, et se fondaient sur les siennes comme pour s'y lier un peu plus encore. Puis ce fut au tour de la demoiselle de prouver à son allié des années qu'elle l'aimait plus qu'elle ne pouvait aimer personne. Plus qu'elle ne pourrait jamais aimer quiconque. Elle embrassa son cou, y déposant une ribambelles de baisers, avant de le faire basculer sur le côté, s'avouant à elle-même qu'il avait dû fortement se laisser faire, voire participer à ce mouvement, comme pour qu'elle-même n'ai pas grand-chose à faire et ne s'en sente pas faible pour autant. Rien que cet acte résumait bien le temps qu'il avait passé ensemble. De leur enfance à maintenant. Et serait certainement la promesse d'écriture des années qui suivraient.

Lester était d'un caractère accort, il n'hésitait pas à accorer sa jumelle même quand celle-ci était en tord, et il n'était pas rare qu'il prenne les pots cassés à sa place. Peut-être était-ce ainsi parce qu'il était né le premier ? Plus d'une fois, l'ancienne RedStar s'était posé la question de savoir si la situation aurait finie telle qu'elle l'était maintenant même si elle avait été la première à voir le jour. Et dès qu'elle y songeait, son petit rire le plus cristallin ricochait contre les murs, se perdant en notes douces et flottantes, parce qu'elle savait que, même si elle avait été la première à rejoindre le monde, il n'en aurait pas moins été celui détenant la force et le charisme de porter celle-ci. Elle était fragile. Et même si elle voulait elle-même se convaincre de son courage, il aurait été mentir que de dire qu'elle le possédait réellement à la perfection. Lester était un pilier, après tout. Et plus particulièrement son pilier. Elle savait que quoi qu'il puisse arriver, il serait près d'elle, lui tiendrait la main, lui imposerait sans ordre quelconque de poser ses yeux dans les siens et de voir qu'il n'y avait plus rien à craindre. Sans Lester, qu'aurait été Helena ? Rien. Rien de plus qu'un être inachevé, dont la personnalité n'aurait été qu'un nuage d'encre dans la mer, jeté là et raccommodé à la va-vite, dans le besoin d'en faire quelque chose qu'il n'aurait jamais pu atteindre. Sans Lester, Helena n'en porterait que le nom. Elle ne serait pas cette rousse au mauvais caractère, figée dans son silence auprès de tous, qui se levait le matin pour maugréer de devoir aller en cours parce que son jumeau, intransigeant sur ce fait, l'y aurait presque traîner. Elle n'aurait jamais été cette starlette adorée de beaucoup, qui gardait sous ses allures et sa voix comme d'adulte l'envie incessante de se loger entre des bras dont le propriétaire portait le même nom qu'elle. Une Helena sans un Lester, ce n'était rien. Juste une illusion. Un mirage à l'horizon. Mais pas le mirage d'un miracle inespéré. Le mirage d'une perdition que le monde pouvait se féliciter d'avoir évité. Helena n'imaginait, et ne voulait pas imaginer, sa vie sans celle toujours à portée de regard de sa masse de cheveux rouges favorite.

La main de Lester un instant contre sa joue, dans une caresse au toucher imposant, bien que d'une douceur infinie, lui accorda un sentiment de chaleur, de réconfort. Il devait penser comme elle. Que l'un sans l'autre, ils n'existaient pas. Que l'air n'était pas l'unique chose dont ils aient besoin pour vivre. Ils se devaient de partager le même, de se savoir proche l'un de l'autre. Alors que le bras de son protecteur retombait avec lourdeur contre les draps, Helena discerna brièvement le désordre de ceux-ci. Semblables à la guerre qui avait fait rage dans leurs masses de cheveux respectives. Non, il n'y avait pas d'arrêt réel. Parce qu'Helena ne parvenait à dormir qu'entre les bras de Lester, sans quoi des cauchemars préoccupants l'assaillaient, bien qu'il arrive parfois que ceux-ci s'immiscent malgré tout dans leurs soirées amoureuses. Parce qu'il n'y avait que ses mains contre sa peau à parvenir à la rassurer de ces chimères qui déformaient le passé comme pour l'empirer de plus en plus au fil des souffles. Dans un geste lent, doux, elle glissa les doigts contre la joue de son jumeau, répétant pour lui cette caresse légère, comme le simple passage d'un tissu contre son visage. C'était si difficile de lui résister qu'elle ne tentait même plus. Elle savait que, même si c'était là un interdit divin, un interdit social, quoi que cela puisse être, elle n'avait pas la force d'aller contre ses sentiments. Se mentir, chasser le naturel, tout le monde savait que ce n'était que la cause de son retour au galop. Helena ne coupait pas à ces dires.

S'installant contre son bien-aimé, posant ses formes contre un niveau un peu plus haut que son bassin pour ne pas en être embêtée, elle couvrit son torse de baisers. Aucune marque ne serait épargnée. C'était pour elle la manière de murmurer sans mot ses excuses à son jumeau, pour tout ce qu'il avait subit, tout ce qu'il avait enduré sans le moindre râle. Parce que c'était là aussi une part de Lester. Tout ce qu'il avait pu encaisser à sa place, il n'en avait jamais dit un mot. Et pourtant, ce n'était pas correct. Ce n'était pas bien. Longtemps, Helena avait ignoré, ou feint d'ignorer, plus exactement, tout ce que celui qui partageait désormais tout les soirs son lit avait prit dans la figure pour qu'elle ne souffre pas. Lester était l'exemple d'aménité, d'abnégation aimante. Et la rousse n'était rien d'autre que l'ombre qui tirait des ficelles sans jamais réellement savoir ce que celles-ci allaient changer à leur histoire. Elle entraînait avec elle des déclins abstrus de courage, d'envie, de motivation et nichait sur le podium les plus abominables éléments de leur passé, bien que tout cela soit bien involontairement. Elle-même le savait : elle était une pièce du passé de Lester. Et elle portait dans sa simple présence toute la marque de la résistance dont il avait dû faire preuve jadis, alors qu'elle avait profité d'une vie sans encombre. Elle le sentit frissonner, y faisant écho encore une fois avec délice, remontant finalement s'accaparer ses lèvres. Elles étaient siennes. Parce qu'après tout, Lester dans son entièreté n'était qu'à elle. Gardant ce long baiser un moment à l'aide de ses mains venues contre ses joues, elle finit par le rompre, fondant ses grands yeux dans ceux de son jumeau où elle lut toutes les paroles qu'il retenait.

Il devait se sentir fier, de ce courage dont il avait fait preuve, et qui lui donnait bien plus que quiconque sur Terre le droit de la faire sienne. Le droit de poser son corps contre le sien et d'en suivre les courbes. Retombant doucement contre lui, imposant une place pour son poitrail contre le sien, alors qu'elle caressait avec lenteur et douceur ses bras, puis son torse et jusqu'à ses flancs, alternant un chemin remontant et un autre descendant dans ses mouvements réguliers et gentillets. Alors un bras à la force impossible d'ignorer vint l'entourer par l'un des côtés, l'enveloppant à nouveau dans une chaleur doucereuse, une chaleur qui était toute sienne, que Lester n'offrirait jamais de la sorte à quiconque d'autre. Il avait beau être parfois câlin avec d'autres filles, ce qui avait le don d'agacer Helena, celle-ci savait qu'elle était la seule à pouvoir l'avoir, à pouvoir le garder, à pouvoir le contenter dans ses regards, ses mots, ses gestes. L'inquiétude ne s'en irait pas pour autant, bien évidemment, mais elle se consolait au moins en se disant que la première fois de son jumeau avait été avec elle. Bien qu'à l'opposé, la sienne n'avait pas été ce dernier mais Owen. Doucement nichée contre lui, alors qu'il laissait ses mains paresser contre elle, contre ses épaules, la ligne de sa colonne vertébrale, descendant son long pour se poser sur son fessier à l'en faire doucement rougir, l'ancienne chanteuse profitait encore du moment.

Elle regrettait énormément, pour une part d'elle, de n'avoir jamais assez profité des moments qu'elle avait pu passer avec Owen. Elle avait vécu comme si les jours n'allaient jamais avoir de fin et l'arrivée de celle-ci prématurément lui avait fait comprendre que l'amour que l'on donnait aux autres ne devaient jamais perdre de son intensité, qu'il devait suivre le même flot au fil des minutes, des heures. La tête pleine d'images, de moments, de fragments s'éparpillant dans l'air, elle songeait encore aux concerts, à la fatigue qui les suivaient, et pourtant à la joie à chaque début de tournée. Elle se souvenait sans mal du sommeil de plomb qui prenait toujours Owen à la fin de chaque concert, celui-ci s'endormant souvent sur son épaule alors qu'elle interdisait à quiconque de l'éveiller. Elle se souvenait des photos prises entre eux, qui restaient encore sur son portable dans un dossier oublié, et sur lesquelles elle souriait presque naïvement, s'amusant parfois à coiffer le pauvre bassiste dont les cheveux étaient plus longs que les siens. Elle savait que dans ce dossier qu'elle n'ouvrait plus il y avait les photos des plaisanteries de Lester, lui qui menaçait faussement d'asséner une pichenette à son front alors qu'elle dormait dans son coin de la loge pour se détendre. Il y avait même encore des photos de leur ancien manager, un homme qui fortuitement avait un tempérament joyeux et supportait sans trop de réprimandes les bêtises du groupe encore jeune. Parce qu'il fallait le dire, Helena et Lester, même s'il n'était pas directement dans le groupe, étaient encore jeunes à cette époque. Il n'y avait qu'Owen a être plus ou moins mature. Plus ou moins parce qu'il n'avait jamais hésité à attraper sa petite femme pour lui faire faire l'avion comme aux enfants en tournant sur lui-même. L'amour et les jours paisibles les avaient tous rendu un peu idiots. Mais c'était l'ivresse de la joie. Et bien évidemment, ce n'était pas quelque chose que quiconque puisse se reprocher. C'était l'empressement presque tout les jours, l'occupation incessante, le stress mais aussi les détentes dès que le temps le leur en accordait. Oui, Helena soupirait beaucoup pour ce temps passé, mais elle s'avouait heureuse, même si c'était à la suite d'une tragédie qui la laissait Juliette sans son Roméo, incapable de quitter sa vie, d'en avoir tenu une leçon.

Encore des mots, quelques mots tentateurs, et les beaux yeux de Lester se plissaient avec amusement, souplesse, penchant, pour qu'il rit un peu. C'était évident qu'il ne dirait pas non quoi qu'il puisse en être. Ce n'était pas lui qui irait donc des idées de tendresses de sa jumelle. Tout comme elle était parfaitement incapable de lui résister, de ne pas venir quémander de ses grands yeux verts devant lui des caresses lorsqu'elle n'en avait pas eu depuis ce qu'elle jugeait elle-même être trop longtemps. Et ils basculèrent. Encore une fois, sous la presque force, certainement amoindrit pour ne pas lui faire mal, de son frère, Helena se retrouvait adossée aux draps, au cœur de ceux-ci, alors qu'il couvrait son cou de baisers lui arrachant de longs soupirs d'aise. A ses dents qui s'amusaient à mordiller sa peau, elle gémit, ayant récupéré encore une fois une teinte doucement rose à ses joues. Il était une torture ambulante. Et pourtant une torture si délicieuse qu'elle ne pouvait que s'y laisser faire, y participer, y répondre. Les mains de son jumeau voyageant sur elle, se pressant contre ses cuisses à en faire chauffer encore d'avantage sa peau de neige, glissant çà et là  pour s'arrêter contre ses forces les plus hautes, généreuses, décorant son buste de la délicatesse accordée à la gente féminine. Ses lèvres rejoignirent bientôt ce même point de hauteur et, dans d'autres soupirs, autant de légers sons filant d'entre ses lèvres à la plaisance de le sentir aussi proche d'elle, elle entendit sa voix lui revenir, reporter son attention :

- Je n'ai et n'aurais jamais d'objection Helena. Je veux que tu vives dans un royaume où l'amour est roi et où tu es la reine de mon cœur dirigeant. Je veux te voir sourire, t'entendre rire à chaque instant. Oui, nous allons passer la journée ici sans bouger, sans être déranger, je te le jure sur mon amour pour toi... Je veux te cajoler et... Bien plus. Je te veux oh ma douce, divine et si envoûtante Helena, je te veux... Alors ne m'en veux donc pas, mais je ne résiste pas à te montrer plus intensément mon amour... Mais sache une chose mon amour, si tu ne veux pas arrêtes moi, je ne t'en voudrais pas.

Il se saisit de ses mains, les plaçant dans son dos où elle sentait sous ses doigts les formes de ses omoplates en les remontant, caressant encore. Elle savait bien évidemment ce qu'il voulait dire. Mais il n'y avait rien d'autre à dire, il n'y avait aucun refus à prononcer. Certainement parce que son corps chauffé sous les caresses n'avait plus rien qui puisse lui permettre de dire non. Ce corps qui était celui de son jumeau, de cet être avec lequel elle partageait le même sang, le même nom, était un aimant opposé contre lequel elle finissait sans cesse coller. L'attraction avait sur ceux une emprise infernale, une emprise qui faisait céder la belle rouquine à chacune de ses tendresses qu'il lui accordait. Ses mains se posèrent sur ses hanches, descendant en de doux passages sur ses cuisses avant qu'il ne décide finalement de s'unifier à elle. Les yeux clos, profitant de la sensation dans un faible mais longuet gémissement, elle serra ses mains contre son dos, certaine d'y laisser sur l'instant la marque blanche de sa peau qui s'étirait sous son appui. Elle n'avait pas de force, plus aucune, et pourtant son corps réagissait comme s'il gardait la tête de tout cela. Peut-être était-ce l'élan de l'habitude, de l'expérience, elle-même préférait ne pas se poser la question. Elle cesse même de s'interroger sur le comment du fait que Lester puisse la faire se sentir aussi bien alors qu'elle était sa première. Peut-être apprenait-il de ses réactions ?

Elle en rougit en chœur avec lui, suivant ses mouvements s'engageant alors qu'elle les sentaient se répercuter dans ce jardin comme secret qui était le sien et que Lester lui volait avec une douceur sous laquelle elle ne pouvait que succomber. L'envie lui avait fait perdre la notion de raison encore une fois, mais était-ce réellement un point négatif ? A ses yeux, non, absolument pas. Lester était le seul à pouvoir la toucher. Elle n'autorisait plus personne d'autre à le faire, si ce n'était peut-être que plus simplement par jeu. Jamais rien ne menait à un terme avec les autres, simplement parce qu'elle se sentait dégoûtée, écœurée, à leur toucher, à leur souffle, là où les mains de Lester la faisait vibrer, tressaillir, et où son souffle aux sons résonnant dans ses oreilles la faisait rougir comme une adolescente.

Le-dit souffle de son tendre jumeau s'en retourna contre sa poitrine et, sentant son corps hésiter entre un sentiment de froid poussé à son apogée ou une chaleur qui lui donnait la chair de poule. Il n'y avait plus de sens et elle se sentait toute entière répondre aux mouvements de son jumeau, laissant grimper contre son bas-ventre un étrange sentiment léger et pourtant imposant qui libérait son esprit de tout les poids que celui-ci avait pu avoir jusque là. Tout laissait passer le membre de Lester avec facilité, simplicité, et la simple idée d'être encore une partie de lui comme si elle lui était retournée lui arrache encore un gémissement. Les pensées les plus interdites traversaient encore son psyché, lui murmurant encore à l'oreille que ce n'était pas n'importe qui, que c'était celui pour lequel elle aurait sauté dans l'océan sans même savoir nager. Celui qui se glissait en elle était Lester, partageant sa chaleur, partageant les battements accélérés de son cœur, ses soupirs. C'était là la plus belle magie du monde, une magie qui avait à nouveau créer une seule mélodie de deux cœurs séparés. L'étoile rouge obligea à sa respiration de rester régulière, luttant contre sa sensibilité qui entourait avec prudence, pour ne pas bloquer les aller-retour de son bassin, cette partie de son jumeau qui était une preuve irréfutable de sa masculinité. C'était réellement une drôle de sensation. Peu importe le nombre de fois où notre rousse c'était déjà perdu dans l'amour, que ce soit avec Owen ou Lester, elle ne parvenait toujours pas à s'habituer à ce fait. Il lui semblait que chaque fois était différente. Et il lui semblait aussi que Lester, qui semblait avoir correctement apprit d'elle, l'avait bien comprit.

Ses mains encore posées dans son dos s'en déplacèrent, venant se poser sur son torse contre lequel elle laissait glisser des caresses comme hésitantes, troublées de ses mouvements, devant laisser les picotements d'une chaleur ingérable. Son corps lui-même tentait de la réguler, déversant au fur et à mesure de ses pores des perles de sueur cessées lui éviter d'avoir trop chaud. En vain, bien évidemment. Helena se sentait fondre sur place et, dans un autre gémissement, fiévreuse de toute cette passion qui se déversait là entre les draps dans leurs corps qui se liaient encore, elle tendit l'oreille aux mots que son jumeau prononçaient à nouveau.

- Je me fiche bien des autres femmes de cette planète. Je ne dis pas que je n'en rencontrerais pas d'autre que toi dans ma vie, mais aucune ne m'aura autant que toi. Aucune n'aura mon cœur, aucune n'aura toute mon attention. Toi comme moi pouvons après tout avoir des amis, un entourage, mais ne nous lâchons jamais. Je le dis et s'il le faut, je le crierai sur les toits, il n'y a qu'à toi que je veux faire l'amour. Il n'y a qu'en toi que je me sentirais toujours aussi bien. Il n'y a qu'avec toi que je suis serein. Alors ma douce, ma belle ma divine Helena laisse-moi être le jumeau le plus coquin du monde avec passion entre tes reins...

L'écoutant avec une attention plus ou moins distraite, les idées quelque peu embrouillées par le plaisir, elle rougit en réalisant les mots qu'ils venaient de dire, avec une simplicité certaine. Elle entendait encore ses râles bas, graves, masculins, et pourtant pas au poids du plomb et elle en rougit encore, certaine qu'elle allait finir par avoir la même couleur que les  cheveux flamboyants de son oiseau du paradis. Alors elle bougea encore ses mains, passant ses bras autour du niveau de la tête de son jumeau pour le serrer doucement contre elle, bien qu'il soit encore si proche de son buste. Elle avait besoin de son regard, de ses yeux qui lui diraient que ce n'était pas qu'une question d'envie, que c'était bien plus que ça. Elle avait besoin d'une certaine assurance, d'un point d'encrage. Et, dans son souffle parfois entre-coupé de gémissements poussés par ses frémissements, elle entre-ouvrit les lèvres avec une faiblesse timide :

- Lester... Lester, je t'en prie, embrasse-moi encore... Si les voisins m'entendent, s'ils entendent ça... Je crois que je mourrais de gêne. Même moi, même si ça prouve combien l'on peut s'aimer... Ce sont des sons juste trop étranges...!

Encore un long gémissement qui s'enfuyait d'entre ses lèvres et elle serrait plus tendrement encore son jumeau contre elle, finissant par remonter l'un de ses avant-bras au-devant de ses lèvres pour étouffer ces sons qui naissaient dans le fond de sa gorge et tentaient de s'en échapper avec tant de force que même ainsi elle peinait à mener bataille contre elle-même. Au moins le temps qu'il vienne l'embrasser. Au moins pendant ce temps, elle voulait retenir ces gémissements qui glissaient dans l'air comme son souffle roulant au milieu des tempêtes de frissons, qui secouaient secrètement sa colonne vertébrale dans des chutes de coup de foudre. L'électricité. Elle sentait son cœur battre plus vite qu'à la normale, frappant dans de grandes propulsions provoquer par le courant électrique nécessaire. Lester dans son amour poussait son corps a réagir de toutes parts. Aucun membre n'avait été épargné par cette montée de température et, de ce fait, dans cette passion qui l'agitait doucement, elle se sentait vivante encore une fois. Très différemment de ce qu'elle avait déjà ressenti sur scène, parce que bien plus secret, bien plus réservé, mais pas moins intensément. Elle retournait à ce corps dans lequel elle aurait dû vivre selon sa pensée. Elle retournait, dans cette comme fusion d'eux deux, au creux d'une vie bien plus importante que la sienne encore. L'O'Kingheart-B. du côté du bouclier de Vénus glissa les mains de sa main encore proche dans les cheveux de l'autre de la flèche de Mars, retenant des larmes à ce chamboulement de ses sentiments, même si dans un sens doucereux bien heureusement.

Oui, Lester était le soleil. Il était le jour le plus beau de l'année et durant toute celle-ci. Il était le sourire qui éclipse jusqu'à la richesse, jusqu'à la connaissance, jusqu'à l'immortalité. Elle se fichait bien de tout ces rêves réservés à l'humanité qui vivait chaque jour comme le précédent. Tout lui avait été retiré. La famille. La promesse d'en fondé une par elle-même. L'amitié. Il ne lui restait plus que l'amour. L'amour le plus interdit de la société, un amour dont elle n'osait attendre et espérer rien de plus que la simple présence. Un amour que personnifiait Lester. Sans limite, sans frontière, il était le serment que son cœur continuerait à battre peu importe les embûches sur son passage. Elle savait que, coupée du reste de sa famille, portant en elle une haine sans égale envers ses parents, et depuis longtemps sans lieu à appeler "maison" Lester était le seul qui puisse lui offrir un foyer, entre ses bras, où elle pourrait demander réconfort, compréhension et soutient. Et pour cela, elle penchait pour lui. Elle se laissait faire à l'inclination de son âme, de son existence pour la sienne.  Ses doigts encore glissés entre les filaments rubis des cheveux de son jumeau, Helena soupirait encore d'aise, implorant le plafond du regard pour que son bien-aimé ne s'arrête pas maintenant.

- Je t'aime... Je t'aime, je t'aime ! Plus que tout au monde...





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Lester K. O'Kingheart-B.

Localisation : Non loin d'Helena.

MessageSujet: Re: The incest as long as that stays in family. // Public averti. //   Jeu 5 Juin - 19:31


Une passion, une fusion, un amour à l'unisson.




▬ play it
Il bravait les interdits comme le preux chevalier, le dieu aux yeux d'Helena. Son corps en gardait encore les multiples marques que ce soit les brulures, les cicatrices ou certaines parties de son épiderme encore meurtri. Un autel à la souffrance passé, à la bravoure qu'il avait délivré lui-même pour cette demoiselle aux iris si envoutant. Il ne c'était jamais forcé, et ne l'avait jamais regretté. Il avait dû le faire, car c'était son rôle, il était le grand frère, le pilier, la forteresse de sa jumelle. Alors pourquoi en aurait-il était autrement. Owen lui-même ne pouvait nier ce comportement qu'il qualifier de valeureux. Un agissement qu'il trouvait mettre à l'honneur cette femme qui était la jumelle de son beau-frère, mais aussi sa compagne. Le jeune homme retournait cette façon de penser, cette sympathie à son ami. Il avait eu la chance de sa vie, en pouvant offrir son cœur à la douce Redstar gardé par son ainé veillant et observateur. Il ne comptait plus le grand sportif les nombreuses fois où le trio de choc dont il avait fait partie s'amusait comme s'il avait encore dix ans et au plus grand étonnement de Lester, même le petit ami de sa sœur entrait dans la danse. Sous les yeux tel des ambres surnaturels, il avait pu voir sa cadette rire aux éclats en se faisant porter, l'arroser lui avec des bouteilles d'eau ou encore poser son regard très tendre sur Owen sans rien dire. On aurait pu croire qu'après des années la blessure aurait pu se résorber, qu'ils auraient pu l'un comme l'autre passer à autre chose, mais non. Sa sœur gardait tant de souvenirs qui lui faisaient subir des cauchemars, quand lui avait eu le sang, mais aussi les derniers mots de l'homme. De plus, sur la peau légèrement plus halée qu'Helena du fait des nombreuses de sport, on pouvait voir tatoué en dessous de sa nuque légèrement décalée vers l'épaule droite une date. Il s'agit de la date du décès d'Owen qu'il garde gravé en souvenir de l'homme autant que du fait qu'il n'a pu le sauver.

Il était ainsi le fils O'Kingheart-B. , nostalgique, détestant faillir et se maudissant de ne pas avoir pu empêcher la vie de quitter le corps de quelqu'un d'aussi bon. Oui, il l'était autant pour le grand rouquin au gabarit impressionnant que pour sa minuscule, mais divin sœur. Il avait su garder en eux l'insouciance tout en apportant sa maturité, ses responsabilités et tout bonnement son amitié. Il avait fait tout d'abord la connaissance de Lester lors d'un cours de musique. Alors que la demoiselle était fort connue déjà à l'époque, son frère lui était encore dans l'ombre à cette époque. Tous écoutaient avec attention l'homme muni d'une guitare devant eux. Tous étaient fascinés par son talent, son professionnalisme et surtout son grand cœur capable de faire des heures supplémentaires pour aider un de ses étudiants. Un homme dont se rappelait toujours le jeune musicien ayant simplement oublié son nom. Il savait que le professeur se nommait Aristote, mais rien de plus. Comme vous pouvez-vous en douter, parmi tous ces élèves deux dépareillaient. Non pas qu'ils ne jouaient pas assez bien, mais au contraire qu'ils possédaient tous deux un talent qui en surpassaient plus d'un. Ils avaient l'un comme l'autre attiré le regard de l'homme aux doigts de fée. Au point qu'un jour, ils eurent tous deux un cours particulier. Ce fut dans ce dernier que les présentations se furent et que Lester comme Owen découvrir leur nouvel ami. Leurs styles étaient différents, leur talent tout aussi magistral une fois lancé. En un sens, cela était une énième preuve de l'attachement si soudain d'Helena pour l'un comme pour l'autre. Après tout, ils se ressemblaient sur de nombreux points, à la seule différence que l'un avait le cœur de la douce rousse, pour un temps sans le savoir et que l'autre, l'aurait après ce tragique incident, pour la vie.

Tous les deux avaient une voix impressionnante malgré leur gabarit si distinct. Que ce soit l'adulte rêveur ou l'adolescent maestro, leur laisser une guitare était un moyen de voir leur prouesse, leur talent et à quel point la musique était un pan même de leur vie. Un besoin immatériel de sentir les notes effleurer leurs oreilles, faire vibrer les cordes et adoucir les mœurs. Même quand le son était saturé, même quand le rythme était frénétique, on ressentait la passion au travers de la mélodie. Parfois de la rage, de l'amour et d'autre fois de la tristesse ou de la douleur. Rien qu'entendre le son de leur guitares un jour rivales et l'autre alliées, pouvait vous faire hérisser les poils. Chaque son qui sortait de ces deux instruments vous touchaient jusqu'au plus profond du cœur. Ce n'était pas étonnant de les savoirs membre d'un groupe, quand la chanteuse et les deux guitaristes savaient captiver des foules entières rien qu'avec un air musical. Certains affirmaient même que ce genre de talent, de don pour les octaves, les saturations et des solos endiablés auraient arrêté à coup sûr bien des émeutes et des manifestations. Quand bien même Lester, Helena et Owen ne se risqueraient pas dans ce genre d'attroupement, il est clair que leur public ne faisaient que les acclamer. Il n'avait jamais eu de spectateurs, là simplement pour tenir leur réputation à l'exception de celui qui avait ôté la vie à un artiste de la guitare. Il était pourtant si rare de voir le rouquin sur scène bien longtemps. Il n'avait voulu véritablement se mettre en avant sous les projecteurs, préférant l'ombre d'où il veillait comme un ange gardien sur les gens. Il avait mainte fois remplacé un membre malade régulièrement malade au point de presque devenir un membre officiel. Pour les tourtereaux, il était clair que le jeune homme aux cheveux de flamme avait toujours été officiel. Après tout, il était le frère, le soutien et le courage de sa cadette tout comme l'ami et complice de son beau-frère. Aucuns des trois n'auraient pu se douter, qu'un jour ces moments magiques, uniques et sans fin aient finalement le plus déprimant, tragique et douloureux des dénouements. Un dernier acte brisant net, une paix naturelle et marquant au fer-blanc deux cœurs qui en avaient presque perdu la notion de joie. Même, si maintenant pendant cet acte, les sourires, la gêne et la passion paraissaient au plus profond de leur cœur, ils gardaient toujours une pensé pour cet homme qui ne méritait pas de les quitter.

L'union n'avait jamais été brisée par la suite. Les journées pouvaient se ressembler, se suivre sans relâche, mais jamais rien ne mettait fin à ce lien sans définition, car après tout, il était dur de définir sans comprendre leur amour. Pas même les disputes ou les comportements parfois énervant pour l'un des deux parties. Il était aussi compréhensible qu'Helena ait du mal à voir son frère enlacer une autre femme, que de voir Lester grogner en voyant un garçon tourner autour de sa sœur. Ni l'un ni l'autre ne faisaient pourtant de véritables scènes. C'était plutôt des réflexions, des piques légères visant plus souvent l'inconnu(e) que les jumeaux eux même. Ils n'avaient aucune raison valable d'injurier leur moitié, leur astre si indispensable dans leur vie. Leur amour était une planète que l'un tel le soleil réchauffait et que l'autre telle la lune adoucissait. Il était interdit, secret, mais si parfait. Ils l'avaient couvé ensemble pendant bien des années. Parti de moments passé l'un contre l'autre, aux embrassades pour atteindre la situation actuelle. Celle qui rendait les jumeaux plus à l'effigie d'un couple d'amant éperdu l'un pour l'autre que de deux membres d'une même famille. À les voir mains dans la main, l'une assise sur les genoux de l'autre ou encore dans ses bras, il était plus difficile de se dire qu'ils étaient simplement frères et sœur. Les accolades, les sourires cela était compréhensible, mais leur baiser et leurs déclarations avaient le don de déstabiliser même le plus imperturbable des hommes. Il était chaleureux, aimant, mais si ambiguë l'un envers l'autre et c'était là toute la base de leur passion.

Dans la tête de Lester, un sentiment avait été bien clair, celui de l'attirance pour sa sœur. Lui qui au départ était gêné de voir son corps nu face à lui, avait fini par en devenir accro et n'hésitait plus à y poser ses mains bouillantes avec douceur. Sa cadette ne se plaignait pas de cela savourant chacun de ses gestes comme il l'espérait. Il savait qu'elle ne reculait jamais à recevoir l'intérêt et le toucher de son jumeau. Après tout, le grand rouquin ne comptait plus le nombre de fois où il voyait Helena aller jusqu'à presque s'humilier face à lui pour qu'il lui prodigue toute sa passion. Le seul détail qu'il avait remarqué depuis bien longtemps et qui le faisait sourire était celle petit prudence, cette légère gêne et surtout ce besoin de l'emmener systématiquement dans leur chambre. Alors que l'une préférait la discrétion, la finesse, lui aurait été capable si elle lui avait demandé de lui offrir toute sa fougue à même m'herbe coupé, dans l'onde pure, et même contre un mur. On ne pouvait nier que même si l'ancienne chanteuse savait faire preuve de hardiesse, c'était bien son frère qui menait la danse d'abord pour mieux la laisser s'ouvrir telle une fleur sous ses yeux noisette. Un frère qui ne refusait jamais de sentir sur sa peau et ses muscles bien présents les doigts fins et délicats de la belle rouquine. Pas plus que de la regarder dans les yeux pour se noyer l'un l'autre dans des iris dont ils avaient l'attraction et l'intérêt. Ils étaient maintenant unis comme jamais, et même si c'était un acte charnel parmi tant d'autres à venir dans leur vie, il n'était jamais similaire au précédent comme au suivant. Une osmose avait pris racine entre eux au point de rendre Lester innovant, provocateur, mais jamais trop rude pour elle.

Il était entre ses cuisses, au creux de ses reins, et même s'il voulait lui délivrer toute sa fougue, à en faire vibrer les murs et surtout sa sœur d'une folie endiablée et amoureuse, il restait dans un rythme régulier. Il observait et constatait leur rapprochement, leur envie dévorante de leur regard de l'autre. Ils se dévoraient tellement des yeux que si c'est dernier avaient eu des dents, il n'aurait resté que peu des jumeaux. Sentir les lèvres de sa jumelle, puis ses mains sur sa peau laissaient au jeune homme bien des frissons qu'il rendait à chaque coup de reins. Les gestes de l'une semblaient hésitants quand son partenaire osait de plus en plus. Si quelqu'un avait pu assister à cette scène non sans passer pour un vulgaire voyeur venu d'ailleurs, il aurait constaté que des deux, il était difficile de déterminer lequel avait les joues les plus rouges. Une lune flamboyante, superbe et épanouie et un soleil brulant, fougueux et si passionné. Un homme si peu doué en discours que le physique était sa meilleure façon de parler. Il n'était pas muet, oh que non, mais il avait plus de facilités à exprimer son amour envers Helena en s'offrait à elle qu'en lui clamant de grands discours. Il n'hésitait pas à lui déclarer sa dévotion par des mots sagement prononcés. Plus on y réfléchissait plus la liaison de leurs deux cœurs allait jusqu'à un fanatisme sans limite. Un Lester sans Helena ne valait pas mieux qu'un chiot abandonné, à qui on a retiré tout point de repère. La rousse était la lumière dans les ténèbres arrogantes, le phare dans la mer agitée, l'amour dans son cœur avec impunité. Leur limite vénération l'un pour l'autre aurait fait n'importe quel couple heureux pour une simple amourette. Leur ébat aurait fait passer un affrontement de gladiateur aussi impétueux qu'un légère brise. Ils étaient à la fois l'exemple et l'exception dans la notion même d'amour, s'aimant comme deux tourtereaux dans un inceste pourtant bien présent. Oui, un mot que l'un comme l'autre trouvait bien trop abrupte pour définir ce qu'ils vivaient. Ils ne niaient pas que la rumeur qui à vrai dire était vraie, ait fait le tour de la petite illusion, mais ils se fichaient de cela. Dans la plus grande évidence, Lester aurait pu crier sur le toit même de leur école à quel point il aimait sa jumelle, rien que pour écraser les rumeurs sous sa botte et clore les bouches trop bavardes, mais il savait que cela ferait du tort à la muse qu'était Helena, alors il se taisait. Préférant feindre l'indifférence ou injurier la personne que lui offre la réponse que cette dernière désirait. Dire au grand jour qu'ils étaient amoureux, ensemble aurait été la plus grande trahison envers sa cadette pour Lester. Il ne voulait plus qu'une chose dans ce bas monde, dans ce moment rien qu'au eux : Offrir l'extase avec un grand E à sa jumelle sans retenu. Ce fut tout en poursuivant l'acte que le jeune homme pu entendre la voix cristalline perlée de gémissement de son aimée, lui adressant des mots suppliants :


- Lester... Lester, je t'en prie, embrasse-moi encore... Si les voisins m'entendent, s'ils entendent ça... Je crois que je mourrais de gêne. Même moi, même si ça prouve combien l'on peut s'aimer... Ce sont des sons justes trop étranges...!


Il l'entendait le supplier d'unir leurs lèvres de nouveau ensemble à la fois pour leur plaisir mutuel, mais également pour couvrir ces gémissements emplit d'une émotion de plaisir sans fin. Les yeux ambrés du jeune homme alternaient entre le plafond par le plaisir et le corps sans oublier le visage de la belle pour mieux lui montrer son envie et son intérêt. Il n'y avait et n'y aurait qu'une seule femme digne selon son cœur de méritait tout cela et il était actuellement en train de prodiguer au sein même de sa fleur exquise et semblable de par sa chaleur au magma une jouissance sans gêne. Il la voyait porter une main à sa bouche pour mieux cacher des sons d'une douce osmose entre leurs deux corps, d'un sentiment qui ne se décrivait pas, mais se ressentait comme nul autre sur cette planète. Un courant animait leur corps, leur cœur. Dans la poitrine d'Helena tout autant que dans le torse de Lester résonnaient à des battements de cœur effréné prouvant de surcroit ce dont ils ressentaient pour l'autre. Comment l'un aurait-il pu vivre sans l'autre alors qu'ils étaient à l'image de ses oiseaux nommés inséparable, si perdu sans leur moitié. Lester aurait pu mourir rien que pour rejoindre Helena et vice-versa sans hésitation. Elle avait été déchue du paradis même en perdant Owen et il se donnait à fond pas pour le remplacer, mais bien pour animer aussi longtemps que possible le cœur le plus délicat et sensible du monde : Celui d'Helena. Deux astres, deux cœurs, une union et un seul amour. La définition même de ce couple qui à cet instant ne voulait pas se lâcher le moins du monde. Ils voulaient rester ensemble la vie, toujours rester unis. Ensemble, ils avaient tout perdu que ce soit la protection familiale, l'amitié aussi précieuse que le diamant et pour eux seule leur relation les faisaient tenir le rythme. Lester toujours là pour accueillir Helena au creux de ses bras.

Il était un port d'attache, un foyer, un espoir tout comme il en était de même dans l'autre sens. Il lui offrait ce qu'elle n'avait jamais eu quand leurs parents étaient encore légèrement présents. Ils vivaient l'un pour l'autre sans jamais se lâcher. Chacune de leurs activités étaient faites pour attirer l'autre avec eux. Quand Lester faisait de la course, nageait, frappait dans un sac de frappe, vous pouviez trouver non loin une Helena aux yeux pétillants d'admiration non loin. Et il en était de même dans l'autre sens. Un grand rouquin pointait toujours le bout de son nez quand sa cadette chantait rarement, mais surement dans le studio, quand elle lisait au coin d'un arbre ou encore faisait une petite sieste paisiblement calée comme devinait qui ? Mais bien sur son propre jumeau, ce soleil brillant de mille feux dans les yeux d'une lune tout aussi éclatante de beauté. Même si quand ils étaient à deux leur esprit divaguaient pour plus d'amour les mots de sa sœur ne passèrent pas inaperçu aux oreilles du sportif musicien. Surtout autant emplit de passion pour lui seul :


- Je t'aime... Je t'aime, je t'aime ! Plus que tout au monde...


Comme exauçant le souhait demandé bien plutôt par sa jumelle et pour répondre de surcroit à ces mots idyllique, le grand jeune homme accéléra cet engouement, cette divine sensation pour eux, tout en posant ses lèvres sur celle de sa cadette. Un baiser plus long, plus intense et surtout plus osé que jamais. Il venait unir en plus de son corps sa propre langue à celle de la muse aux cheveux de feu contre lui dans une danse sensuelle et que seuls des âmes sœurs pouvaient s'offrir comme jamais. Même si dans leurs veines coulaient un sang similaire, même s'ils étaient de la même fratrie, cela ne les empêchait pas de s'éprouver une admiration, une proximité et un lien fusionnel l'un pour l'autre. Dans un accès de fougue, le grand rouquin intensifia alors ses mouvements tout en finissant par plaquer lentement sa sœur contre le sol frais de leur chambre. Il se fichait bien de l'heure qu'il pouvait être, du temps dehors, ce qu'il voulait était en train de profiter d'une passion sans limite Au creux même de ses reins, tout en sentant les doigts fins d'Helena dans ses cheveux, le jeune prodige délivrait des gestes qui pour un novice en la matière auraient étonné plus d'une femme. Après tout, il n'avait connu qu'une seule femme dans sa vie et il avait son bassin contre le sien dans un acte aussi bouillant qu'un brasero. Leur chaleur mutuellement aurait concurrencé le plus rude des déserts, fait passer un incendie pour une simple flammèche. Oui, ils s'aimaient, oui, ils se voulaient et rien ni personne n'allait les empêcher, car même dans une certaine hâte le grand Lester avait pris soin de fermer leur porte à clef. Pour disons plus de paix. Plus que de l'électricité, c'était une union totale entre les deux corps en sueur par les mouvements, bouillant par les sentiments et incapable de se séparer pour le plus grand plaisir des deux tourtereaux. Les râles, les baisers, les gestes enivrants et les paroles se mêlaient, surtout quand le plus beau aux yeux d'Helena prononça des mots pleins de passions avant de revenir lui dévorer les lèvres avec envie et douceur :

« Ces sons sont la preuve de nos envies, de notre plaisir que dis-je extase... Je t'aime tout autant... Helena... Mon ciel ne serait pas étoilé si tu n'existais pas... Ma vie serait bien vide sans toi... Je ne veux jamais que l'on se sépare... Ou seulement pour mieux nous enlacer dans le noir... Je suis au paradis en toi comme avec toi... Oh ma douce Helena... J'aimerais qu'une fois, tu réponds à cela... Si un jour, on pourra... Est-ce que la belle, la douce, la divine et si envoutante Helena se dira que c'est l'homme que je suis aujourd'hui qu'elle épousera... ? »

Un homme aimant, un vrai. Lester, celui qui offrait tout ce que voudrait Helena pour mieux voir son sourire et l'aimer.


© Failara

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Helena E. O'Kingheart-B.

Localisation : Cherchez Lester, vous me trouverez.

MessageSujet: Re: The incest as long as that stays in family. // Public averti. //   Sam 16 Aoû - 1:38






Ainsi avait été chassée au loin les doutes, les inquiétudes, le froid de cette solitude dans laquelle notre douce Helena se plongeait elle-même si souvent dans la peur de la souffrance. Comme un tissu aux tons délavés, vieilli, tout avait fondu dans son esprit, s'étalant là comme une mare de peinture grise. Personne ne pouvait comprendre son sentiment mieux que Lester. Et elle osait prétendre le connaître tout autant sans jamais rien en dire. Certainement parce qu'ils n'étaient qu'un. Et que même en dehors de cet acte amoureux, ils savaient l'un-l'autre qu'il demeurerait toujours chez leur semblable une part d'eux. Gravée sur le coeur de Lester, si discrètement, à la différence de ses cicatrices, Helena savait y avoir posé son sceau. Ses initiales, sa présence, planaient au-dessus de sa moitié avec une attention possessive qui faisait qu'il n'appartiendrait jamais à personne d'autre qu'elle. Bien évidemment, elle se savait égoïste. Et elle s'en mordait si souvent les doigts que si cela avait été au sens propre du terme, il n'en serait probablement pas rester grand-chose. Mais comment lui échapper ? La case de retour avait été dépassée depuis longtemps et l'anglaise ne voulait même plus en voir la couleur. Elle n'allait pas en ignorant qu'elle ne pourrait jamais rien offrir à Lester d'autre qu'elle-même. Leur avenir n'existait pas, sinon simplement la continuité de leur histoire présente. Mais ce n'était rien. Elle se contenterait de rêves, d'illusions, si c'était là ce qui lui permettrait de passer le restant de ses jours entre les bras puissants de celui qui avait réussi à sortir la princesse de sa tour après avoir eu tant peur de l'extérieur. 

Depuis ce sauvetage qui lui semblait avoir été évidence provenant de son jumeau, il n'y avait plus eu dans les yeux d'Helena que Lester. Et c'était si visible, si démontré, que bien des rumeurs avaient vite commencé à circuler sur les jumeaux après leur arrivée, principalement après le décès d'Owen. A la façon qu'avait Helena, sans embarras, de s'asseoir sur le bord du bureau de son soleil, à cette manière de glacer du regard le sang de celles qui l'approchaient, il s'était mit à courir qu'elle l'aimait. Et, fidèle à elle-même, cette fragile lune se jouait des gens. Elle savait la relation qui existait entre elle et Lester, un lien que rien ni personne ne pouvait plus briser et ce depuis longtemps, et pavanait ses airs d'amoureuse. Personne ne saurait jamais. Personne n'en serait jamais entièrement sûr. Après tout, pour elle, Lester en gardait le secret. Lui qui aurait été capable de l'embrasser face à ses prétendants s'en gardait, certainement parce que dans le fond il devait savoir aussi bien qu'Helena que le mot remonterait bien vite à des oreilles qui devraient toujours tout ignorer de ce point commun. Sans quoi il en aurait certainement été très compliqué pour eux d'éviter la confrontation. Elle savait, elle savait très clairement que Lester n'aurait pas hésité un instant à tenir tête aux parents s'ils avaient fait barrage sur leur route. Et pourtant, pour une fois, elle souhaitait le préserver. Lui éviter d'aller se brûler les ailes face à l'aigle royal, le faucon, qu'était cet homme imprévisible portant l'origine de leur nom. Elle murmurait à ses oreilles, glissait ses mains contre lui, parcourait tout son être de son regard émeraude, mais tout ceci n'était qu'un secret. Un secret dont ils étaient les seuls à savoir le mot final. 

La porcelaine d'Helena aurait dû plus d'une fois se fendre sous la passion de son jumeau. Mais non, celui-ci prenait un soin méticuleux, si aimable, à la plonger dans un bain de douceur duquel ne sortait aucune menace, aucun danger. Rien qu'un plaisir qu'ils partageaient avec complicité, proximité, dans cette chaleur enveloppante. Si grand, si fort face à elle, il créait de ses mains, façonnait, tout un monde inoffensif et pourtant désireux du risque d'être dévoilés un jour. Il ne tiendrait pas indéfiniment, il ne pourrait pas toujours la défendre, veiller sur elle, s'il ne gardait auprès des autres que la figure d'un frère, d'un jumeau. Un jour, il deviendrait le petit-ami, l'amant, cet amoureux aux sentiments réciproques qui auraient pratiquement tout droit sur elle, qui pourrait lancer à un intéressé la remarque de ne pas toucher ce qui lui appartenait. Quelque part, il l'avait déjà prononcé, cette phrase, quelques fois, mais alors les gens comprendraient enfin tout le sens. Ils comprendraient que ce n'était pas qu'une fausse apparence mais bel et bien la vérité qu'ils couvraient avec tendresse comme une mésange couvrirait ses petits. Une part d'elle désirait cette éclaircissement de la situation. Elle désirait bien évidemment avoir le droit d'embrasser celui qu'elle aimait devant qui que ce soit. Mais, étrangement, elle qui était si souvent l'imprudente, l'impétueuse, celle qui charmait pour jouer seulement, qui se fichait bien du poids de tout, c'était elle qui sur ce fait gardait le plus la raison. 

Elle savait que la ronde interminable dans laquelle elle s'était lancée avec lui ne devait jamais sortir de leur portée. C'était un sujet à surveiller, à veiller, à protéger de tout, du monde tout qu'il était, de ces regards, de ces avis qui, vicieux, ne pourraient jamais comprendre un traître mot de ce que ces jumeaux pouvaient avoir trouver l'un en l'autre là où ils avaient eux-même résisté un certain temps par conscience de la société et du mal qu'ils provoquaient. Cependant, qu'y avait-il à y regretter ? Plus rien. Non, absolument plus rien n'était à regretter. Leurs regards comme furtifs, passant pour des regards simplement adorables, leur lien, leurs mains sans cesse aux doigts entremêlés, et plus tard ; les baisers, les caresses, l'inclinaison dans des situations que nul ne devait jamais avoir la chance, ou la surprise, d'attraper au vol. Helena qui se sentait comme un oiseau dans une cage d'or, que l'on avait pousser au-devant des lumières où elle s'était senti vivante, présente, de ce monde, avait dû retourné à l'ombre, à ce point de ténèbres où se confondent anges et démons. Son entourage avait profité de son chagrin. Les journaux et les médias avaient traînés plus bas que terre tout ce qu'elle avait tant chéri. Des êtres s'étaient réjouis de sa chute, de la rupture la plus brutale du monde. Bien évidemment, il y avait toujours des gens pour l'encourager, lui crier dans une foule qu'elle n'avait plus à baisser la tête, qu'ils comprenaient, qu'ils la soutiendrait toujours. Mais qu'était-ce ? Helena se sentait seule maîtresse de sa peine. Elle avait l'impression d'être la seule à pouvoir la comprendre. Certainement parce qu'il n'y avait certainement jamais eu pareille situation au monde. Il n'y avait pas eu, quand que cela puisse être, un autre Owen, pour quelqu'un d'autre, dont la vie avait été fauché dans la lueur, dans le bruit, pour disparaître dans des cris et enfin le silence le plus sombre qu'il puisse être. Ce passé, son passé, n'appartenait qu'à elle. Qu'à ce temps, cet endroit, cette situation. Les secondes qui s'étaient déroulées n'appartenaient quant à elles qu'à ce ciel qui avait décidé que Roméo et Juliette n'étaient pas assez. Que toutes ces nymphes d'antan n'étaient pas assez esseulées. Sa tête tournait, comme si ses pensées bourdonnaient en elle, comme si son esprit avait été plongé dans une mare d'encre au bleu si opaque qu'il en semblait violacé, spinelle pourpre. Et c'était la noyade. Cette fin qui n'en finissait pas, ce dénouement suprême qui refusait d'arriver. Elle peinait, agitait les bras, criait à l'aide, mais tout au fond d'elle c'était à nouveau ce silence accablant, cette absence qui la tiraillait. 

Et, divin remède, il y avait alors eut Lester. Comme il y avait toujours, même désormais, Lester. Fusillant les ombres à coups d'éclats, il dissipait cette obscurité. Il portait sur ses épaules faîtes pour endurer ce qu'elle ne parvenait pas à accepter, tout le poids qu'elle lui laissait. Il n'y avait pas plus gentil. Pas plus serviable. Et derrière ses râles, leurs semblants de disputes, leurs regards parfois troublés, même si toujours porteurs d'émotions franches, il était le seul capable de l'aimer. Personne ne savait rien. Tout le monde ignorait tout de la déchirure de songer à cette légende du fil rouge et de réaliser que le nôtre devait mener aux cieux. Personne n'avait su rassurer, réconforter, la lune rouge qui était tombée de son firmament. Malgré sa beauté, sa froideur fatale, malgré ce sourire qui parfois se glissait sur ses lèvres pour apaiser les esprits inquiets, ou ces remarques basses comme pour prouver la résistance de son esprit combatif, personne n'avait jamais certainement imaginé que la source de sa force, de son envie de vivre, puisse être celui avec lequel elle avait partagé un ventre maternel. Et pour le peu qui avait dû y songer, bien évidemment cela sembla impensable, irréalisable. Parce qu'il était bien connu que le soleil et la lune ne se touchaient jamais. Qu'ils se savaient présents, qu'ils se savaient fait d'un tissu amoureux, mais qu'ils ne parvenaient jamais à coller leurs couleurs respectivement d'un orange de feu et d'un gris tranquille. L'univers entier les en empêchait. Et, comme sous leur bonne protection, comme s'ils n'étaient nés que pour cela, que pour eux seuls, fait par la destiné pour s'aimer, les jumeaux se frôlaient. Ils repoussaient les limites que cette planète ronde avait décidé incontournables, inaltérables. Sans jamais rien en exposer aux autres, explorateurs gardant pour eux-seuls la découverte d'une terre comme un nouveau jardin d'Eden, Helena et Lester portaient au-dessus d'eux ce sceau qui laissait se camoufler dans les bas-fonds de leur histoire ce risque demeurant là quoi qu'il en soit. Mais ce n'était pas un interdit plus que ceux qu'ils avaient déjà lancé au loin qui allait rompre cette promesse de ne jamais retourner dans ce jardin promit l'un sans l'autre. 

Même si elle rêvait que le vent l'emporte, qu'il la soulève et la brusque jusqu'à ce qu'elle en perde tout sens de l'orientation, qu'il l'illusionne d'autres paysages l'espèce d'un instant avant de la saisir comme il avait pû emporter le souffle d'Owen, Helena n'ignorait pas qu'elle devait se battre. Ses grands yeux d'émeraude, quoi qu'ils puissent murmurer à qui que ce soit, tremblant de larmes qu'elle retenait, se perdaient sans cesse sur son jumeau. Comme sous le charme de l'attraction, comme sous la magie qui s'évaporait de ses gestes, elle s'accrochait à lui avec désespoir, terrassée à l'idée qu'il puisse lui être retirer à son tour. Elle haïssait ce destin, ce futur tout tracé dont on ne pouvait jamais prouver l'existence, et cet amour dont elle ne pouvait donner aucun fruit. Elle haïssait les étoiles, comparses jalouses qui l'avait faite esclave d'un dieu à la miséricorde bien peu présente. Et pourtant, elle demeurait là. Tombée du ciel, détrônée, jetée par dessus la barrière par ce cheval fou qu'était son existence, elle avait survécu. Et, quelque part, au milieu de toute cette colère, de toute cette rage, qui faisait raz-de-marée, elle aurait été prête à prier. Prête à prier pour survivre à la prochaine épreuve si seulement Lester y survivait aussi. Sans quoi il n'y aurait plus aucune valeur à cela. Bien évidemment, oui, sans lui, plus rien n'avait de sens. Était-elle tombée du ciel pour mieux l'aimer ? Pour mieux comprendre la solitude dans laquelle elle pouvait par accident le plonger parfois ? Les doigts froids, hésitants, elle tentait d'apporter de la chaleur comme lui, même si souvent bien en vain, ne parvenant à toucher que son corps, jamais ce cœur dont la sérénade l'enivrait. Ou alors peut-être sans s'en rendre compte elle-même. Aurait-il gelé ? Aurait-il eu l'impression de brûler sous ce froid accapareur ? La peur de lui faire le moindre mal, alors qu'il semblait si solide, si inébranlable, régnait en l'anglaise. Lester était si incompréhensible. Et pourtant, il n'y avait certainement personne de mieux placé qu'Helena pour le comprendre. Parfois, elle se surprenait à se demander si quelqu'un le comprenait mieux qu'elle. Et, si elle était la plus connaisseuse, que savaient alors les gens ? Elle savait tout. Et pourtant si peu. C'était risible de voir la force qui émanait de son jumeau, qui le laissait imposant quoi que puisse être la situation, et pourtant cette partie de lui qui restait là-bas, sur cette scène, dans le brouhaha de la foule, jusqu'à avoir incrusté sa peau dans la marque d'une date comme le glas funèbre du passage de la faucheuse. Elle qui plongeait sans cesse dans les mémoires, qui se fissurait sans fin, réparée puis brisée à nouveau, ne parvenant réellement à trouver qu'au cœur de ses bras aux muscles noueux un fragment de paradis, comme des nuages sur lesquels s'étaler, assoupie, le regardait si souvent dans cette allure grandiose qu'il promenait. Sans lui, elle n'aurait rien été, elle n'aurait pas su tenir cette barre qui l'obligeait à rester cet être d'arrogance, de froideur, face à quiconque. Blessée, comme déchirée dans sa nature naïve si vite démolie par le temps, frêle biche aveuglée par les phares d'une voiture, elle ne pouvait que s'accrocher comme désespérément à celui qui remplissait son quotidien du doux parfum des rêves, du futur, de la sûreté dans laquelle aucun cri d'agonie ne résonne jamais. 

Il n'y avait pas besoin de dire que, bien évidemment, Helena savait sa faiblesse. La sienne, comme celle de son jumeau. Bien au-delà de cette histoire de parents ignorants, ils étaient la faille dans la muraille de l'autre. Elle savait que sans Lester, si l'on venait à le lui retirer, elle ne donnerait plus bien cher de sa peau. Les plus belles bêtes n'ont de valeur que lorsqu'elles sont encore belles. Helena pourrait disparaître dans le brouillard si Lester s’éclipsait de son horizon. Et de là venait cette grande inquiétude. Cette inquiétude qu'un jour il lui soit dérobé, lui qui était si tendre, si gentil, si protecteur, si doué en tout. Et notre ancienne chanteuse, dans ces pensées désordonnées qui flottaient dans son esprit, détachait une phrase de l'amas d'autres suffoquant dans cette chaleur étourdissante. Une phrase qui, pour sûr, en aurait étonner plus d'un si la rousse l'avait lancé lors d'un cours de littérature. Elle avait, un jour, était s'installer près de son aîné et, intriguée de sa lecture, avait lu quelques lignes par-dessus son épaule, appuyée contre celle-ci. Et, pour ne se surprendre de rien, il avait s'agit de ce qui semblait avoir été du Emile Zola traduit. Le texte, pour sûr, devait avoir perdu quelque peu de sa beauté mais, pour ce qu'elle s'en souvenait, il n'en était pas moins finement choisi. " Vous ne pouvez être que le plus beau, le plus riche, le plus noble, car ce rêve-là est le mien. " Et tant d'autres citations tournaient alors, au coeur des idées folles, gardant en secret un presque intérêt pour la lecture que personne n'aurait bien évidemment soupçonner chez Helena, à la différence évidente de chez Lester. Bien que les plus stupides puissent rire de son comportement, de son écart, la demoiselle n'était pas stupide. Elle ne trouvait juste pas l'intérêt de montrer ce qu'elle savait, ce qui l'ennuyait, et ne souhaitait dans le fond que vivre ce qu'il lui restait d'existence dans le sens qu'elle voulait prendre. Parfois allongée dans l'herbe au pied d'un arbre, regardant les feuilles, de son air ailleurs, il lui arrivait de songer à des choses dont la nature était purement existentielle. A ce genre de questions qui ne possèdent aucune réponse mais qui nous accorde le plaisir de réfléchir sans cesse, de tenter de développer notre pensée jusqu'à son maximum. Comme ceux qui n'ont rien de mieux à faire, ou ce qui s'en passionnent, Helena aimait à sembler facile, un peu bête, ou alors juste muette, et garder pour elle toutes ces questions qui feraient penser d'elle qu'elle était "trop" intelligente pour tenir sa place dans le monde des étoiles. Mieux valait se fondre dans l'océan, faire le poisson et sortir la tête de l'eau de temps à autres uniquement pour prendre une bouffée d'air. Très versatile, changeant souvent  de mode de vie, bien que dans la petite illusion il soit difficile de passer du coq à l'âne, l'anglaise était un spécimen de la gente féminine pour le moins étonnant. 

D'une complexité qui en aurait fait abandonner bien plus d'un à tenter de la comprendre, elle était d'une simplicité aimante avec Lester. Et, à leur amour s'exprimant encore dans leurs corps qui se fondaient l'un dans l'autre dans une chaleur pesante mais enivrante, elle ne pouvait que mentir en disant qu'il ne la connaissait pas. Il était comme un héro, tout le long du jour, dans son courage, son attention à tout et tous, et comme un prince venant la délivrer de sa tour trop haute pour que quiconque d'autre que lui ou Owen n'ai déjà tenté d'en atteindre le sommet la nuit venue. Il avait fait taire ce dragon menaçant, veillant d'une attention dissipée dans un sommeil de plomb à leur seule existence et l'avait délivrée, elle qui, comme par un tour de magie incontrôlable, se retrouvait encore si souvent restituée à ces murs étouffant jusqu'à ses lamentations. Les idées s'éloignant, se dissipant comme le fin voyage qu'exécutait la rosée du matin aux aurores, elle retombait dans du coton. Les mots avaient prit leur envol, avaient depuis longtemps déserté un terrain où ils savaient qu'ils ne suffisaient plus et, lien d'un partage charnel, leur preuve d'amour avait prit une place où elle régnait comme sans couronne, reine dans l'ombre du roi que pouvait être leur sang des mêmes racines. Graines minuscules, ils avaient prit leur marque dans cette terre fertile où s'étaient mises à pousser leurs forces. Et, désormais, comme eux arbres ayant passé le flux du temps côte-à-côte, ils entremêlaient leurs branches. Plus personne n'avait le sentiment d'avoir besoin de leur offrir de l'eau, ils se suffisaient à eux-même. Ce n'était plus les jeunes pousses qui affrontent le vent dans la terreur de se briser et d'abandonner leur comparse. Et, bien qu'elle n'est été qu'un arbre moindre face à celui que pouvait être son frère, Helena n'en était pas moins un don dans la Terre dont les ramures dansent sous le sifflement comme mélodique du vent. Lester possédait l'imposant tronc qui jamais ne plie et elle cette élégance que possède seulement un être blessé, glissant à ses courbes cette allure que l'on ne saurait quitter du regard. Elle osait souhaiter, face à Dieu, à quiconque que cela ai pu être, que jamais l'un d'eux ne soit abattu. Ces arbres, dont les similitudes trahissaient de mêmes naissances, devaient demeurer là, affrontant l'Homme et sa menace permanente, affrontant le sort du destin. 

Bercée jour après jour dans l'amour de son jumeau, Helena gagnait à cet instant encore tout le symbole que celui-ci pouvait porter pour elle. Sa chaleur, impressionnante, aussi grande que sa carrure comme taillée dans le granite, lui interdisant sans bruit de passer inaperçu parmi les japonais que l'on avouait plutôt petits en général, débordait des pores de sa peau, se déversant contre elle comme du vin, la rendant tout aussi ivre. Cette ivresse, cette légèreté dans un acte pourtant lourd d'efforts, éprouvant, ne pouvait pour elle être retrouvé qu'ici, il n'aurait pas eu de sens avec quelqu'un d'autre. Et, les mouvements de son jumeau se poursuivant encore, enivrants, séparant par légères coupures blanchies ses pensées et la situation présente, elle fondait dans cette chaleur où tout semblait s'être changé en un brasier dont elle ne pouvait plus s'extirper. Sa peau, sur laquelle perlait la sueur de ce partage, aurait pu rougir bien plus encore que ses joues, que celles de son jumeau, gardait sous les prises de son bien-aimé ce délice incomparable. Et, hésitante, entre ses gémissements s'enfuyant d'entre ses lèvres comme sans quelque capacité à être retenus, elle prononçait de son ton suppliant quelques mots glissants : 

- Lester... Lester, je t'en prie, embrasse-moi encore... Si les voisins m'entendent, s'ils entendent ça... Je crois que je mourrais de gêne. Même moi, même si ça prouve combien l'on peut s'aimer... Ce sont des sons justes trop étranges...

Elle observait les yeux de son frère faire des voyages entre leur  plafond, ses courbes exposées ou encore ses beaux yeux verts, chargés d'un plaisir qu'ils se partageaient sans plus la moindre hésitation. Ce n'était plus anormal. Et la préoccupation d'Helena n'était tant plus d'être découverte dans la même couche que son jumeau mais d'être entendue dans cet état. Son corps tout entier battait du rythme de la vie, son sang se propulsant dans ses veines en désordre, fourmillant parfois dans cette précipitation. Non, ce n'était plus un problème. En montant l'un de ses avant-bras au-devant de ses lèvres, tentant tant bien que mal de réduire au silence tout ces bruits qui s'enfuyaient, s'extirpaient de sa gorge comme tremblotants, elle tentait de garder l'esprit aussi lucide que cela pouvait être possible dans une telle situation. Dans ce raz-de-marée qu'était ces émotions toutes emmêlées, lui laissant encore une fois réaliser combien Lester était indispensable pour elle, elle reprenait encore, de sa voix faible, éperdue :

- Je t'aime... Je t'aime, je t'aime ! Plus que tout au monde...

Et, dans l'entente de ces paroles échappant, révélations chargés de toute sa passion provenant d'une Helena toujours si silencieuse, si changeante, le beau Lester prit encore de l'allure à ces mouvements. C'était une torture, la plus tendre du monde, mais une torture malgré tout ! C'est ce qu'en songea Helena, tout du moins, quand cette prise de courage, de fougue, lui arracha un infime cri aigu, se délivrant de sa gorge sans prendre aucunement conscience de sa gêne. Par chance, son jumeau n'était pas d'une nature à délier ses lèvres longtemps des siennes et  il vint donc s'y fondre à nouveau bien peu de temps après. Avant même que, comme s'ils cherchaient aussi bien l'un que l'autre à se lier autant qu'il était possible de le faire, ils glissent leurs langues l'une contre l'autre, dans une danse passionnée, en elle-même presque aussi osée que cet acte impardonnable auprès des cieux. Son esprit divaguait, ses yeux clos sur comme l'image extérieure de la situation dans laquelle ils pouvaient être. Et plus elle y songeait, bien malgré elle, plus de fins sons tentaient de filer d'entre ses lèvres roses, comme pour donner encore plus d'ardeur à ce jumeau qui se perdait dans l'amour avec elle. Sans réellement savoir si ce pouvait être ces mélodies venant d'elle ou encore simplement l'envie, elle finit par céder à un autre cri étouffé à la va-vite, arrêté dans sa gorge dans laquelle il avait tenté de rouler, nichant encore sa voix comme adulte dans des aigus égarés. Lester, qu'elle ne jugeait plus doux comme un agneau, mais plutôt inventif et ingénieux lors de leurs ébats, vint finalement, sans qu'elle ne comprenne vraiment à ses yeux fermés, à accélérer encore les aller-retour de son bassin contre celui de la rousse, la plaquant pour fin contre un sol où, pour la différence de température, posée contre un solide aussi frais, elle frémit toute entière. Ce contraste lui fit réalisé, l'espèce d'un instant, combien leurs corps respectifs, mêlés l'un à l'autre, avait pu gagner en degrés avec une simplicité déconcertante, si lisse et "naturelle" qu'elle ne l'avait pas remarqué plus qu'à l'habitude. Tout ceci étant, il était véridique que le sol, à la différence de leurs lits collés ensemble, ne se courberait pas sous ses formes, ne les épouseraient plus. Et, même si elle avait voulu tenter de reculer, il était évident que maintenant cela n'aurait plus était possible. Ainsi, elle était arrêtée entre son jumeau et cette fougue qui menaçait de la faire fondre sur place et ce sol qui, comme doux complice de son bien-aimé, rendait la chose encore plus gênante et, par définition secrète, plus intéressante encore. L'esprit troublé, dans ce flot ardant qui les liaient aussi étroitement, Helena se sentait pousser des ailes courageuses. Ce n'était plus aussi interdit. Ça ne l'avait plus été depuis longtemps et, malgré le rougissement niché à ses joues, elle ne pouvait qu'avouer que ce n'allait pas être elle qui dirait non à cette démonstration de passion provenant de son jumeau. Et, dans le flou, dans le brouillard, dans cette sensation qui semblait mettre le feu à ses pensées, à son corps, le son de la voix de son jumeau s'extirpait, juste au-dessus d'elle, dans un souffle qu'elle attendait aussi instable que le sien, bien malgré tout ses efforts pour garder le rythme, ce cap invisible de raison.

- Ces sons sont la preuve de nos envies, de notre plaisir que dis-je extase... Je t'aime tout autant... Helena... Mon ciel ne serait pas étoilé si tu n'existais pas... Ma vie serait bien vide sans toi... Je ne veux jamais que l'on se sépare... Ou seulement pour mieux nous enlacer dans le noir... Je suis au paradis en toi comme avec toi... Oh ma douce Helena... J'aimerais qu'une fois, tu réponds à cela... Si un jour, on pouvait... Est-ce que la belle, la douce, la divine et si envoûtante Helena se dira que c'est l'homme que je suis aujourd'hui qu'elle épousera... ?

Et pourtant, comme une guitare que l'on accordait souvent mais jamais assez bien, jamais parfaitement, une brèche à l'intérieur d'elle ne se remplissait pas. Une brèche restait intacte dans sa détresse, dans sa fêlure. Et c'était cette branche un-comblée qui la fit agir. Sage, prudente, réservée, celle des deux possédant le cœur le plus silencieux, le plus affaiblit par le temps, les aventures et mésaventures, de ces deux âmes sœurs, dans quelque sens que cela se révèle être, elle ne pouvait pourtant plus s'empêcher d'exprimer à son tour comme elle le désirait proche. Plus proche que quiconque, plus proche que sa propre peau. Ses jambes poussant de leur force diminuée, dans le cercle inaltérable de ses gémissements, sur le côté, elle fit basculer son tendre jumeau. Hors de question qu'il soit le seul à s'en fatiguer. Elle aussi avait le droit de désirer prendre la tête de leur danse fiévreuse, langoureuse, s'éternisant dans un acte qui, en une vie, semblait si bref. Se hissant au-dessus de lui, les mains glissant jusqu'à son torse dans de tendres caresses désireuses encore, elle posait ses yeux sur lui, tendant de lui faire comprendre dans ses grandes perles, dans ses grands iris émeraude qu'il n'y aurait jamais que lui pour elle. Reprenant le rythme de ses mouvements, dans des balancements de ses hanches semblant ne plus parvenir à s'arrêter, d'elles-même, elle prenait tout le courage du monde pour ne pas le quitter du regard, gardant cette vision de lui comme le plus précieux trésor du monde. Une part de lui qu'elle était et serait toujours seule à pouvoir observer, à pouvoir posséder, la seule part de lui que personne ne lui déroberait jamais. Et, ses mains encore appuyées contre lui, son souffle roulant dans l'air, parsemé de coupures comme des galets frappant l'eau dans l'espoir d'y faire des ricochets, elle ne rompait toujours pas ce regard qui reliait ses prunelles à celles de son amour unique, bien malgré l'embarras de cette posture où elle laissait croire qu'elle possédait la force quand elle ne faisait que tenter de s'en convaincre elle-même. Et, finalement, non sans mal, gêne, elle entre-ouvrait encore ses fines lèvres, tentant de chercher les mots les plus justes dans son esprit égaré.

- Si tu m'acceptais comme épouse, je serais comblée de te choisir à mon tour comme époux... Si tu... si tu choisissais de mêler nos existences dans le sucre de la lune de miel, je serais à toi bien plus que je n'ai encore jamais pu l'être pour quiconque... Et, mon Lester, mon doux Lester... Si tu passais à mon doigt cette bague si significative, que tu détachais nos ailes jusque là dissimulées, tu serais le seul ciel dans lequel je me perdrais... Alors, oui... Je prendrais qui tu étais, qui tu es, qui tu seras, pour compagnon éternel. Parce que tu es le seul bonheur que je ne puisse plus trouver sur cette Terre, parce que tu es mon soleil, parce que sans toi même respirer ne me maintiendrais plus vivante...

Pourquoi être aussi sincère ? Pourquoi se pousser dans des mots aussi francs à rougir comme la jouvencelle effarouchée ? Parce qu'elle ne voulait plus se cacher derrière son apparence si courageuse, ou même derrière cette figure gênée qui n'osait pas bouger le moindre cil devant les actes de son jumeau. Si elle le voulait, elle le prendrait, aussi simplement que s'il était une continuité de son propre corps. Et si ses oreilles voulaient se perdre à ses mots doux, à ses paroles enrobées dans le délice, alors elle pouvait écouter, ne pas craindre la portée de la moindre note, car ce ne serait jamais que la réponse du chant de son âme. Et encore, si elle voulait parler, si elle voulait répondre, danser dans les syllabes de mots justes, pourquoi s'en priverait-il ? Il questionner, elle répondait. Pour toutes les réponses qu'il lui avait déjà apportées, lorsqu'elle avait été perdue, lorsqu'elle semblait avoir perdu le sens même de tout comme de rien, lorsqu'elle n'avait plus su si leur amour était raison ou déraison. Jamais il n'avait menti, jamais il n'avait menti ne serait-ce que par omission, parce qu'il ne voulait, pas même en la protégeant de la moindre brise d'air dans ses cheveux flamboyants, pas lui cacher la moindre chose qu'elle aurait jugé capable de comprendre, apte à apprendre. C'était cette muraille incassable, résistante aux attaques, aux curiosités, parfois aux questionnements trop mal placés, qui les entouraient qui avait fait naître leur petit monde. Et, ondulant avec sa connaissance contre lui, glissant ses mains de ses flans à ses joues, dans une progression à la lenteur contrastant le presque empressement de leurs mouvements, elle embrassait avec douceur sa joue droite puis sa joue gauche, comme ils le faisaient si naturellement dans l'enfance, avant de dérober un baiser dans sa volée. Ils avaient grandit et, unis, ils semblaient désormais fait du ciment que même les tremblements de terre ne sauraient fendre. Déliant finalement ses lèvres des siennes, elle restait proche, courbée vers lui dans sa hauteur si moindre face à la sienne, pour murmurer à son oreille :

- Si je reste contre le sol, je sais que je vais céder...! Alors, je m'en excuse, mais je "m'exprime"...  


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Lester K. O'Kingheart-B.

Localisation : Non loin d'Helena.

MessageSujet: Re: The incest as long as that stays in family. // Public averti. //   Sam 4 Oct - 18:12


Sans l'un l'autre tombe, mais ensemble, ils brillent dans la pénombre




▬ play it
Le chaos avait été le roi de leur vie pendant si longtemps. Il avait retourné leur père contre eux, éloigné leur mère et détruit le seul espoir qu'il avait eu. Il est vrai que quand Owen était arrivé, il avait en un sens maintenue le duo en vie, mais sa mort n'avait fait que creuser un précipice plus profond autour d'eux. Comment vivre quand la chance de survie avait décidé de ne pas rester. Ils s'étaient au final trouvés bien plus qu'ils n'avaient de base voulus. Pourtant pas une seule seconde, on aurait pu voir du regret dans les yeux de Lester et de sa sœur. Oui, ils s'en voulaient de ne pas avoir pu éviter le décès de leur ami et amour, mais ils n'y étaient pour rien au final. La chose la plus étonnante avait été le lendemain du désastre. Les réactions avaient été aussi différentes que le jour et la nuit. Quand le géant rouquin s'était levé à l'aurore, de très mauvaise humeur et avait une indescriptible envie de détruire le monde à mains nues, sa jumelle était restée dans les songes pour étouffer ses larmes une par une. Quand l'un affrontait la planète avec sa puissance, sa colère et son énergie, l'autre essayait d'avaler la pilule et la douleur de cette perte. On aurait pu croire que d'un côté, c'était de l'impulsivité et de l'autre de la lâcheté, mais aucunement. Ils n'avaient simplement pas la même conception du deuil, ils voulaient vivre sans Owen, mais c'était peine perdu. La photo de ce parfait trio, avait maintenant une faille, une brulure indélébile. Un vide avait élu domicile avec eux pour le pire au lieu du meilleur. C'était une peine qui ne pouvait s'arrêter sans qu'ils ne le veuillent. Un supplice qui même après des années, ne s'était pas pour autant stopper. Il perdurait comme le fleuve coulant dans la vallée au creux même des jumeaux. La peine avait fini par devenir presque supportable rendant cela encore plus dur. Ils ne voulaient pas s'habituer à être en larme, énervée ou triste de ne plus pouvoir entendre, voir ou même déranger Owen. C'était un coup dur que Lester s'efforçait d'affronter pour elle, quand bien même cela représentait des sacrifices. Elle était sa moitié, son astre lunaire si magnifique, alors pour elle, il pouvait affronter jusqu'à l'apocalypse sans jamais baisser l'échine. Il était sa muraille infranchissable et protectrice, sa maison douillette et chaleureuse. Un homme qui respectait celle qu'il aimait, souhaitait son bonheur tout en prenant compte de son avis. On pouvait croire en les regardant de plus près que c'était toujours lui qui menait la danse dans ce couple si atypique, mais pourtant non. Quand bien même il était le plus grand, le plus fort, il la laissait toujours avoir son mot à dire. Ils étaient, après tout, un duo, alors il était normal que l'ainé laisse à sa cadette le droit de donner son avis ou de contrôler les choses. Après tout le sportif avait souvent les rennes donc c'était d'une logique imparable de laisser à Helena cette chance. Il était plus osant qu'elle, plus enclin à agir quand elle restait dans son ombre en sécurité ou dans ses bras.

Ils s'aimaient tellement que ce mot eût fini par ne plus suffire pour illustrer la passion envahissante et si puissante qu'il y avait entre ces deux-là. Ils parlaient de tout et de rien ensemble et quand ils ne roucoulaient pas comme deux tourtereaux ou ne terminaient pas la journée sous la couette pour de choses charnelles et emplirent de fougue, ils parlaient de mariage. C'était à vrai dire Lester qui avait soufflé en premier cette envie, ce désir de faire de sa sœur, son propre sang plus qu'une aimée, mais bien sa femme. Il s'aimait bien plus qu'un couple pût s'amouracher et on sentait que chez l'un comme chez l'autre, c'était un rêve d'enfant, un but d'avenir, mais que cela restait irréalisable. Lester et Helena restaient de la même famille. Ils savaient que personne ne voudraient les marier ou ne se risqueraient ne serait-ce qu'à accepter. Ils étaient au final vu comme des erreurs qui ne devaient pas s'aimer, mais aimer une personne extérieure. Pourtant, cela leur était impossible, surtout après un désastre comme la mort de leur ami. Ils avaient perdu leur repère et n'avait été capable que d'une chose, trouver leur égal, leur moitié. Cela avait été la solution à leur problème. Beaucoup devaient penser qu'en faisant cela, ils avaient oublié leur fidèle ami, pourtant la peau du géant jumeau en portait encore la date. Elle était gravée sur sa peau musclée et hâlée qu'aimait tant caresser sa divine sœur. Un geste qui éprouvait toute la tendresse de cette demoiselle dont la chevelure de feu, les yeux comme des pierres et précieuses et la voix d'ange envoutaient toujours autant le colosse aux cheveux enflammé. Une femme qui avait pris bien plus que le cœur de Lester, elle avait son consentement, ses désirs, ses peurs, mais aussi tout de quoi le comprendre avec perfection. Ils se savaient l'un et l'autre sincèrement et aimé au point que quand le grand jumeau avait demandé à sa sœur si elle voulait l'épouser quand cela serait possible, la réponse avait été immédiate. Il l'avait vu tout d'abord se hisser sur lui en basculant pour mieux le surplomber. Lui offrant à lui l'humble protecteur, amant et surtout jumeau, une douce vue. Puis sans bouger, il l'avait entendu lui murmurer avec passion des mots pleins d'amour et de sincérité :



- Si tu m'acceptais comme épouse, je serais comblée de te choisir à mon tour comme époux... Si tu... Si tu choisissais de mêler nos existences dans le sucre de la lune de miel, je serais à toi bien plus que je n'ai encore jamais pu l'être pour quiconque... Et, mon Lester, mon doux Lester... Si tu passais à mon doigt, cette bague si significative, que tu détachais nos ailes jusque-là dissimulées, tu serais le seul ciel dans lequel je me perdrais... Alors, oui... Je prendrais qui tu étais, qui tu es, qui tu seras, pour compagnon éternel. Parce que tu es le seul bonheur que je ne puisse plus trouver sur cette Terre, parce que tu es mon soleil, parce que sans toi-même respirer ne me maintiendrais plus vivante...

Chacun des mots d'Helena s'imprimait de façon intemporelle dans le crâne de Lester. Il avait limite envie de rougir, chose si rare, tant ce que venait de lui dire sa moitié reflétait ce qu'il voulait avec elle. Un amour pur, un émerveillement entre eux chaque jour sans jamais se lâcher. Il savait que les disputes seraient toujours là, mais qu'ensemble, ils trouveraient toujours un moyen de recoller les morceaux pour mieux continuer à deux. Quand ils se disputaient cela se déroulait toujours de façon similaire. Elle s'énervait, il quittait la pièce se défoulait puis revenait pour lui faire plaisir et la faire rougir à la folie. Un cycle naturel, mais qui n'avait jamais changé pendant tout ce temps. Ni le vent, ni les saisons n'avaient pu faire que les jumeaux ne brisent. Ils étaient restés aussi fougueux et passionnés qu'à leur premier ensemble. La preuve était, qu'à l'heure actuellement les jumeaux s'adonnaient avec une passion sans faille à s'offrir l'un à l'autre tout le plaisir et l'attention possible sans jamais se lâcher. L'oreille de Lester fut encore assez attentivement pour voir que la belle prenait de plus en plus le rythme au point de vouloir elle aussi prendre les commandes. En un sens, le jeune homme n'avait rien contre cela la trouvant si divine quand elle était plus osant et plus séduisante que jamais. Il aimait tellement la voir s'épanouir pendant leur plaisir, la voir se sentir femme et non demoiselle simplement. Il voulait la voir s'envoler dans ses bras comme l'ange qu'elle était sans jamais quitter sa peau ou ses draps. Il l'écoutait alors lui dire ensuite :

- Si je reste contre le sol, je sais que je vais céder...! Alors, je m'en excuse, mais je "m'exprime"...

Il souriait à ses mots sans pour autant stopper sa passion accélérant même avec amour. Il ne savait pas exprimait suffisamment son amour avec des termes, les mots n'étant pas assez puissants. Alors il lui prouvait son attachement, sa ferveur envers elle, physiquement sans aucune retenue. Lester savait sue sa Helena, son trésor ne lui en voudrait pas, car elle aimait tout autant que lui ces moments privilégiés rien qu'à eux dans la plus grande des indécences. Pour parfaire le tout, il glissa ses mains plus clairement sur sa poitrine pour la lui flatter longuement en bougeant de plus en plus au sein même de sa moitié. Les légers bruits de sa sœur se mêlaient avec ses râles bestiaux et virils qu'il ne retenait pas par volonté qu'elle sache qu'il appréciait autant qu'elle ce moment. Après un petit moment de fougue, il lui susurra avant de l'embrasser :

- Ne te retiens pas, libère-toi, laisse-toi emporté dans cet amour, cette fougue qui nous unit tant mon amour, ma chérie... Je ne céderais pas plus avant que tu sois au paradis comme jamais. Que ton sourire soir éternel, que tu sois sur un nuage et totalement comblé... Je veux totalement t'épouser pour n'appartenir qu'à toi rien qu'au toi pour toujours... Je me fiche bien de ce devant quoi je passe...J'ai mon amour c'est tout ce dont j'ai besoin... Toi ma si belle, ma divine Helena...



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