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 « Just be part of the world, it's the right way to live. » Yasuo Saito [DONE]

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Enseignants
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Yasuo Saito

Localisation : Dans ses pensées ~

MessageSujet: « Just be part of the world, it's the right way to live. » Yasuo Saito [DONE]   Dim 11 Mai - 15:21



My name is... YASUO SAITO
«The beat of your heart…»


» Nom(s) : Saito
» Prénom(s) : Yasuo
» Age : 23 ans
» Orientation sexuelle : Homosexuel.
» Sexe : Masculin
» Date de naissance : 21 septembre
» Lieu de naissance : Japon, Tokyo.
» Nationalité : Japonaise

» Pourquoi être venu ici ? : Pour enseigner.
» Temps passé ici ? : Fraîchement arrivé.

» Physique résumé : Grand, yeux gris changeant de couleur selon le temps, cheveux noirs.
» Caractère résumé : Serviable, passionné, très gentil, s'attache vite; mais parfois peu sûr de lui, en retard (tout le temps), et un peu crédule, il a aussi une fâcheuse tendance à dire des jurons à tout bout de champ quand tout va mal.
» Phobies et passions : A une horreur folle des taupes ; se passionne pour la littérature (normal, il en est prof), et le jardinage.
» Un péché mignon ? : Les choses mignonnes, qu'il collectionne et cache sous son lit.


Caractère & Physique
«T'es comment ?»

» Caractère :

« Qui es-tu, Yasuo ?
- Je ne sais pas.
- Comment ça, tu ne sais pas ? Tu dois bien savoir quelque chose de toi, non ?»


« Je ne me connais pas. Je sais certes des tas de choses sur moi, mais je ne pense pas qu'elles suffiraient à me définir. Je sais que j'ai du mal à me lever le matin, que je dors mieux accompagné que seul, que j'ai tendance à prendre du café plutôt que du thé, que je ne supporte pas le pain de mie et que je trouve toujours le temps de ranger ma maison avant de partir au travail.

Je sais que je n'ai pas tendance à me disputer avec mes collègues, ni avec mes élèves. Je sais que j'aime lire, surtout dans mon canapé en grignotant un carré de chocolat. Je sais que j'aime jardiner, m'occuper des plantes et les voir pousser grâce à mon aide.

Je sais que je suis ordonné, et que mes cours sont toujours prêts deux semaines à l'avance. Je sais que je n'aime pas donner à mes élèves des devoirs, mais que quand je le fais, je tente de les intéresser à ce qu'ils font. Je sais que je ne supporte pas quand l'un d'eux est inattentif en cours, et je sais que je n'hésiterai pas à le mettre à la porte s'il continue.

Je sais que j'aime les hommes, et que je ne le cache pas. Je sais que quand un bel homme m'aborde, j'aime lui sourire.
D'ailleurs, j'aime sourire. J'aime sourire à mes élèves, à mes collègues. J'aime voir le monde en couleurs, mais ça ne m'empêche pas d'en voir ses côtés sombres. Je suis plutôt optimiste, mais je sais rester réaliste. »

« Et bien, tu vois que tu sais ce que tu es !
- Peut-être. Dans ce cas, je suis aussi comme les autres. Ils se connaissent, mais prétendent savoir qui ils sont. Car peut-être un jour deviendrais-je pessimiste, et l'optimisme qui me définissait aura disparu.
- Peut-être. Cela s'appelle être humain. Tout change. Le monde est une branloire pérenne. »


« Alors dans ce cas, je peux me risquer à dire plein de choses qui changeront sûrement un jour. Pour l'instant, je n'ai pas vraiment d'ami. Uniquement des connaissances, qui m'adressent la parole et m'apprécient sûrement, des anciens amants, qui me saluent de la main dans la rue avec un sourire, des personnes inconnues, que j'ai envie de connaître.

J'aime rencontrer des gens, m'abreuver de leur savoir et de leurs expériences. J'aime échanger avec mes élèves, qui me surprennent par leur vivacité d'esprit et leur capacité exceptionnelle à comprendre.

Surtout, j'aime mes élèves. Ce sont comme mes enfants. Je mets un point d'honneur à les instruire, à développer leur jugement et leur réflexion. Ce sont notre avenir, alors j'en prends soin. Je n'aime pas être sévère avec eux, mais je le fais quand c'est nécessaire. Je suis toujours disponible s'ils veulent me parler, car je considère qu'être professeur n'est pas seulement transmettre les savoirs, mais aussi transmettre les expériences et donner des conseils.

De plus, je suis curieux, je veux tout apprendre. Beaucoup de choses m'intéressent, mais j'en abhorre une partie en particulier : l'artisanat. Si je suis doué de mes doigts pour faire le ménage, je peux à peine coudre, encore moins tricoter. Je ne sais pas faire des origamis, et tout ce qui touche à l'art visuel est comme une lune à attraper : joli à regarder, mais impossible à accomplir. Par contre, il paraît que j'ai une jolie plume.

Je me considère aussi comme un grand enfant, même si je suis sérieux quand il le faut, je découvre encore le monde. Comme tout le monde, me direz-vous. Oui, sûrement. Mais moi, j'en ai conscience, et je me pousse toujours plus loin dans la découverte de notre monde merveilleux.
De ce fait, je fais des tas d'activités en dehors de mon enseignement. Le jardinage, tout d'abord –mon ambition est de faire une serre tropicale dans un jardin, une fois que j'aurais un terrain et puis le basket. J'aime beaucoup y jouer ; c'est, étonnamment, la seule activité de ma vie avant Takeshi que j'aie gardée. J'assiste aussi à des conférences nombreuses et multiples et, quand vient l'occasion, j'en organise aussi. Je continue à écrire des textes critiques, mais cette fois-ci pour moi-même. J'aime, quelques mois plus tard, relire sous un autre angle mes textes. J'aime prendre du recul.

Mais cela ne m'empêche pas d'être parfois effacé, comme je l'étais avant. Quand je suis triste, ce qui arrive peu, mais arrive tout de même, je suis subitement moins bavard que d'habitude, je me renferme sur moi-même et je fais comme dans ma jeunesse, hochant la tête machinalement à tout ce qu'on me dit, laissant passer les piques, mon esprit comme déconnecté de la réalité.
Je peux aussi avoir quelques crises de manque de confiance en moi, bafouiller, me perdre dans mes mots et avoir trop peur de dire quelque chose de bête.
Au contraire, quand je suis énervé, j'ai tendance à dire des gros mots à tout bout de champ et à taper dans les murs quand personne n'est aux alentours. Si quelqu'un est à mes côtés, je serai calme, très calme, trop clame, mais je saurai me maîtriser. Car je n'aime pas blesser les gens par mon comportement.

Autre défaut ? Je suis en retard. J'ai beau être organisé, un homme de ménage parfait, et cætera, je suis toujours en retard. Ne me fixez pas de rendez-vous à dix minutes près, je serai vingt minutes en retard. Alors prenez vos précautions. Bon, heureusement, je suis sérieux et donc par conséquent jamais en retard pour mes cours. Cela au prix d'un réveil horriblement matinal, mais je survis. Je survis toujours.
Car je suis celui qui veut vivre, et vous le comprendrez bien assez tôt. »

» Physique : » Physique : « Comment faire pour décrire Yasuo ? De haut en bas, vous me direz, rien n'est plus simple. Mais comment faire pour le décrire dans son entièreté, son intégralité, tant ce que l'on voit dépend de nous-même ?

Je pourrais vous décrire ses cheveux bruns, qu'il laisse pousser sans pour autant qu'ils atteignent ses épaules, en ajoutant que si on passe les mains dedans, on a l'impression de plonger la main dans une pelote de soie. J'aurais pu vous dire qu'il laisse une mèche traîner sur son œil gauche, si bien qu'on ait l'impression qu'il y cache quelque chose. J'aurais peut-être osé ajouter qu'il a des petites oreilles qui dépassent de sa chevelure. J'aurais pu m'extasier sur ce grain de beauté qui vient orner le coin de son œil droit, et qui lui donne un air unique. J'aurais pu, sans mentir, dire que ses yeux sont très particuliers, de par leur capacité, comme la plupart des yeux gris, de sembler bleus, verts, ou même légèrement dorés.
J'aurais pu vous prévenir de lever la tête quand vous le croisez, car il est grand, assez grand pour dépasser ses plus grands élèves d'une tête. J'aurais pu vous révéler que malgré sa grande taille, il n'a pas un visage carré ni des pommettes marquées, ce qui le fait paraître plus jeune qu'il ne l'est. J'aurais pu vous confier qu'il est, grâce à sa pratique régulière du basket, assez musclé et plein de réflexes.

Oui, je pourrais vous révéler tout cela, mais Yasuo ne serait pas de mon avis. Car Yasuo, quoi qu'on dise, ne reconnaît pas sa beauté. Il juge sa carrure trop imposante, ses yeux pas assez limpides, son visage trop enfantin, son cou trop fin, ses mains trop grandes et sa posture trop cambrée.
Il ne peut saisir la beauté de la cambrure de ses reins, la texture veloutée de sa peau de pêche, l'élancement de ses jambes et la douceur de son sourire.

Yasuo ne comprend pas que si on l'aborde dans la rue, ce n'est non pas parce qu'il semble gentil et tolérant, mais bien parce qu'il vous tape dans l'œil. Pourtant, ce n'est qu'en lui parlant que vous verrez sa vraie beauté. Son sourire illumine son visage, et son air tantôt passionné, tantôt plein de gentillesses, tantôt mélancolique, vous absorbent. La lumière qui éclaire ses yeux quand il vous parle vous attire, irrésistiblement, vous envoûte. On a envie de l'entraîner avec nous, de s'amuser, de redevenir enfant et de profiter de sa présence. Souvent, on lui a proposé de lui faire son portrait, mais toujours, il a refusé, car, à défaut de vouloir contempler sa beauté, il préfère admirer celle du monde.

Son besoin d'aventure le pousse à porter, la plupart du temps, des vêtements confortables. En bon troisième fils de sa famille, Yasuo a toujours dû récupérer les vêtements de ses aînés, et par conséquent n'a jamais développé son style propre. Il s'en tient alors au classique pantalon à coupe droite et au T-shirt simple, parfois avec un col V. On l'a parfois, dans de rares occasions, vu adopter un jean slim ou baggy, mais jamais il ne porte de chemises.

Dommage d'ailleurs, car je suis sûr qu'il serait sexy dedans, et ça me donnerait envie de lui arracher immédiatement.
Hein Yasuo, pourquoi tu ne mettrais pas une chemise, pour voir ?
- Qu'est-ce que tu fabriques, Taku ? Hé, mais arrête de raconter encore des conneries à ta caméra !
- Allez, Yasu, juste une fois ! Toi en costard, je veux voir ça !
- Jamais ! Éteins ça !
- Je te ferai plein de papouilles, et je te ferais même une pi–BATTERY LOW-. »

Histoire
« On veut tout savoir ! »

La vie de Yasuo commença comme toutes les autres : en un cri qui part du cœur, une première respiration spontanée, un petit crachotis pour expulser le liquide amniotique de ses poumons, et les yeux qui s'ouvrent pour la première fois. Et c'est ainsi que le petit Yasuo vint au monde, sous les yeux émerveillés de ses parents et de ses frères et sœurs. Car Yasuo en avait, des frères et sœurs. Le plus jeune était resté à la maison, gardé par sa tante, mais les trois plus âgés se penchaient au-dessus de leur mère, les yeux écarquillés. Ce fut un peu comme cela que cela se passa :

21 septembre 1991

« Dis, pourquoi il est tout rouge, le bébé ?
- Pousse-toi Satome, je vois rien !
- Eh, mais j'ai jamais vu de bébé moi non plus ! Laisse-moi voir !
- J'y peux rien si tu me pousses !
- Mais chut alors ! Vous allez le réveiller ! Regardez, il a les yeux tout fermés, il fait dodo !
- T'y connais rien d'abord, il est juste aveuglé par la lumière ! Dégage un peu, arrête de me pousser !
- Maman, ils sont méchants avec moi... »


Bref, son enfance fut donc secouée par ses frères et sœurs, d'autant plus que sa mère mit au monde, trois mois plus tard, une magnifique fille, et encore trois ans plus tard, un autre garçon. [Si vous comptez bien, ils sont sept enfants dans la famille...]. Sa vie fut parsemée de petits bonheurs, des sorties au parc et des premiers amis aux câlins familiaux dans le grand lit des parents, et aux parties de chat en courant dans la grande maison. Il était pourtant un enfant assez calme, peut-être un peu trop, mais ses parents ne s'en inquiétaient guère, trop occupés à s'occuper de la fratrie bruyante et de la crise d'adolescence des jumeaux –les plus grands.

Et quand il arriva au collège, Yasuo avait déjà une personnalité reconnaissable si on y prêtait attention. Mais qui y prêterait alors attention ? Car Yasuo était quelqu'un qui vivait à travers les autres, une de ces personnes transparentes dont le caractère était aussi invisible qu'un flocon de neige dans un désert. Effacé, gentil, discret et amical, il était celui qui est toujours ami avec tout le monde sans jamais être proche d'eux, celui qui s'efface des mémoires, mais pourtant se souvient du moindre détail de votre vie. C'était celui qui, quand vous le croisez dix ans plus tard, alors que vous essayez de mettre le doigt sur son nom, vous salues et demandes comment va votre sœur Anna.

De plus en plus retiré, jusque dans sa famille, où il était celui qui, au milieu des rires, des cris et des engueulades, finit toujours la vaisselle, remplit toujours le garde-manger quand il est vide et nettoie la maison sans qu'on s'en rende compte. Il était celui qui fait ses devoirs tard le soir tandis que les plus petits dorment et que les plus grands finissent leur soirée devant la télévision, et il était celui qui ramène tout le temps des bonnes notes, pas excellentes, mais juste comme il faut, et qu'on oublie toujours de féliciter.

Si Yasuo n'avait pas d'amis proches, il était le confident de tout le monde, faisait silencieusement sa vie et ne créait jamais de remous. Il approuvait tout ce qu'on lui disait, suivait la foule et restait silencieux devant les personnes haineuses. Il n'avait jamais fait sa crise d'adolescence, ne s'était jamais démarqué des autres, ne s'était jamais disputé avec qui que ce soit, et ses courtes histoires d'amour ne lui avaient laissé quasiment aucun souvenir.

Bref, quoi de pire comme vie ?

Ce fut vers ses dix-huit ans que sa vie bascula du tout au tout et qu'il finit par se rendre compte de quelle médiocrité celle-ci était faite. Car son petit monde s'effondra quand il se rendit compte de son homosexualité.

Cela lui tomba dessus, comme sorti de nulles parts, comme un cheveu sur la soupe. Il y eut un coup de foudre, une maladie, une révélation. Et tout se déroula pour Yasuo comme dans un film tragique, un thriller angoissant dont il ne voyait pas la fin.

Mais le mieux serait de vous le raconter...

3 avril 2009

Yasuo s'engouffre dans la salle qui va être celui de leur cours d'histoire pour une année entière, suivant avec un intérêt feint la conversation de ses amis. Il les écoute raconter leurs vacances, hochant la tête et s'esclaffant à leurs blagues. Il s'installe à leurs côtés, sort ses affaires et les écoute distraitement en regardant dehors. Cela fait trois jours qu'ils sont rentrés en classe, et leur professeur d'histoire est le dernier qui leur sera présenté. La seule chose que Yasuo espère, c'est que celui-ci ne sera pas le vieil énergumène que détestaient tant ses amis l'année dernière. Une élève, la préposée à la classe, arrive en courant et leur demande de se placer devant leur table, car le professeur arrive. En passant, elle chuchote deux mots à sa meilleure amie d'un ton excité, et Yasuo sait déjà que ses amis seront jaloux du nouveau professeur – apparemment, il est mignon.

Dix secondes plus tard, alors que Yasuo vient à peine de se mettre debout devant sa chaise, le professeur entre. Grand, les cheveux châtains tirant sur le blond, les yeux d'un bleu renversant, un anneau en pendentif autour du cou, il se tourne vers la classe et lui adresse un sourire poli, avec une pointe de malice.


« Enchanté, je serai votre nouveau professeur d'Histoire. Mon nom est Takeshi Kusama. J'espère que nous passerons une bonne année ensemble. »


Pendant qu'il inscrit son nom sur le tableau, une foule d'émotions inattendues se bouscule dans l'esprit de Yasuo. Tout d'un coup, rien autour de lui ne l'intéresse. La conversation masquée de ses pseudos amis, il ne l'entend pas. Les filles qui se jettent des pouffements et des remarques sur le beau jeune homme, il ne les voit pas. En lui, des sentiments inconnus se déchaînent, et il réussit à peine à y distinguer un peu de haines. Tout le tiraille, et il ne sait pas quoi faire.
Cela s'interrompt quand un de ses camarades lui touche le bras.

« Saito, tout va bien ? »

Yasuo hoche la tête, et détourne le regard de l'enseignant. Seule une impression terrible demeure pendant toute l'heure. Comme si on l'avait marqué au fer-blanc.

2 mai 2009

Cela fait un mois que Yasuo a repris les cours, et pour la première fois de sa vie, il déteste réellement quelqu'un. C'est en traînant des pieds qu'il se rend en cours d'histoire, c'est avec réticence qu'il écoute le professeur, c'est en grinçant des dents qu'il fait ses exercices. Pourtant, Kusama-sensei est apprécié de la plupart des élèves ; les filles l'adorent et il s'est même mis les garçons sous le coude quand il a énoncé un jour, en plaisantant, son équipe de baseball préférée.
Et puis à cause de lui, Yasuo perd ses amis ; il s'est disputé avec le leader de ses camarades alors qu'il râlait encore sur le cours d'histoire qu'ils venaient d'avoir.

« Qu'est-ce que t'as, Saito ? Kusama-sensei est un excellent professeur, alors pourquoi tu te plains ? Ne me dis pas que tu es jaloux de sa prestance ? »

*Non*,  avait répliqué intérieurement Yasuo, avant de tourner les talons, sur les nerfs.
Depuis, il est de plus en plus seul, et dans son esprit bouillonne sa rancœur envers le professeur. Aussi est-il heureux de tomber soudainement malade. Des crampes lui prennent l'estomac et il est obligé de rester au lit, allongé pour ne pas sentir le poids qui pèse dans ses intestins et lui provoque des douleurs aigües. Il reste chez lui deux jours, trois jours, et ses parents finissent par s'inquiéter. Des nausées le prennent, avec des crampes d'estomac, et il est victime de coups de blues terribles.
Son corps entier lui fait mal.

Quand ses parents finissent par le conduire à l'hôpital, (il n'y a pas de médecins généraux au Japon, je le rappelle) les médecins ne trouvent aucune réponse à leurs questions. Cela n'est dû à aucun dysfonctionnement physique ; son corps réagit juste très mal à quelque chose qui semble mental. On lui conseille de voir un psychanalyste, mais ses parents refusent ; ils n'ont pas assez d'argent et cela leur semble injuste de voir leur fils comme un malade mental alors qu'il est totalement sain d'esprit.
Il est alors décidé qu'il restera à l'hôpital jusqu'à la fin de la semaine puis qu'il reprendra les cours malgré ses fréquentes crises de douleur.

4 mai 2009

Yasuo, comme d'habitude, s'ennuie terriblement. Demain, il va sortir de l'hôpital. Il pense aux antidouleurs qu'on lui donnera tous les jours, aux cours qui vont reprendre, à ses amis qui n'ont pas daigné venir lui rendre visite. Il les pardonne naïvement en se disant qu'ils doivent avoir trop de devoirs. Après tout, l'école lui a envoyé les cours et il semble que les professeurs ont décidé de mettre la barre haute cette année. Il n'a pas jeté un seul œil aux cours d'histoire, car il a décidé qu'il réussira à s'en sortir à son niveau. Il n'a pas envie de repenser au professeur.
L'infirmière toque à la porte, et Yasuo sursaute. C'est l'heure des visites, mais personne ne vient jamais le voir ; ses parents sont trop occupés avec ses frères et sœurs, et ses amis, n'en parlont pas.

« Yasuo, il y a quelqu'un pour toi. Je le fais entrer. »

L'alité se fait surprendre par l'incongruité de voir son professeur d'histoire s'asseyant sur une chaise près de son lit, si bien que le sentiment de haine qui s'installe habituellement dès qu'il croise le regard clair de Takeshi ne se montre pas, cette fois-ci.

« Pourquoi êtes-vous ici ? » déclare-t-il d'un ton brusque et impromptu.

Le professeur le regarde, et Yasuo se sent comme sondé de l'intérieur. Il tressaille alors qu'il obtient sa réponse.

« Je me faisais du souci pour vous. Cela fait quinze jours que vous n'êtes pas présent en cours et je m'inquiétais de cette absence. Votre frère a eu l'obligeance de me donner votre numéro de chambre. »

L'élève lève un sourcil, se demandant de quel frère il peut bien parler –après tout, il en a beaucoup. Ce n'est que quelques secondes plus tard que les paroles du professeur lui heurtent l'esprit.

« Vous vous faisiez du souci pour moi ?
- Bien sûr, »
 réplique le professeur, en levant aussi un sourcil. « Vous êtes à l'hôpital, qui ne s'inquièterait pas pour vous ? »

Alors qu'il s'apprête à répondre, son esprit hésite entre être troublé et se mettre en colère. Que quelqu'un qu'il connaît depuis un mois lui dise qu'il s'inquiète pour lui, cela lui semble assez irréel. Personne ne s'est jamais soucié de sa petite personne.

« Vous ne devriez pas être ici. » lâche t-il froidement. « Vous auriez dû m’envoyer un de mes amis qui vous aiment tant pour prendre des nouvelles de moi. Je ne veux pas vous voir. »

L’air pèse autour de lui, tandis qu’il assène lourdement ces mots. Il a envie de fuir son lit, fuir l’hôpital pour ne jamais revenir. Mais comme tétanisé, il ne bouge pas un orteil tandis qu’il se perd dans le regard vague de l’homme qui lui fait face.

« Je ne comprends pas. Qu'est-ce que j'ai fait de si grave ? » demande celui-ci, ses yeux bleus se troublant et s'opacifiant, comme une eau qui se voile d'un brouillard dense. « Je n'ai jamais été insultant envers vous, je ne vous ai jamais fait de tort, je ne suis pourtant pas horrible ! »


Un vertige s'empare de Yasuo tandis qu'il élève la voix et se penche pour saisir le col de l'enseignant, d'un regard qu'il veut menaçant.

« Mais arrêtez ! Arrêtez de jouer au gentil, de brouiller les pistes, arrêtez de me remuer sens dessus-dessous quand vous êtes là ! J’en ai marre ! Laissez-moi vivre en paix bordel ! »

Takeshi reste immobile et silencieux, les yeux toujours plantés dans ceux de Yasuo. Celui-ci le dévisage, et se dit qu'il n'avait jamais remarqué à quel point les pupilles de son professeur étaient grandes. La proximité devient soudain très étrange, et alors le professeur se rapproche, et l'embrasse.
Les yeux écarquillés, le malade se laisse envahir. Jamais on ne l'a embrassé comme ça. Jamais on ne l'a vraiment embrassé d'ailleurs. Le monde se fait soudainement clair ; il voit tout, il est pleinement conscient, il pourrait même bouger et briser la magie. Mais il n'a pas envie. Il se sent bien. Ses mains se desserrent sur le col de son professeur, tandis que son esprit entier est tourné vers le baiser.
Le professeur se recule soudainement.

« Merde. J’aurais pas dû faire ça. Je suis désolé. »
Il se lève précipitamment, regarde autour de lui, et fait un pas vers la porte.
Le cœur battant, les tempes chaudes, les lèvres fourmillantes, Yasuo lui attrape la manche.

« Non, reste. »

15 septembre 2009

« Quoi ? Tu rigoles ! »

Yasuo hausse les épaules. Il est assis sur un banc à côté de Takeshi, qui agite son journal littéraire dans l'air, un air surpris sur le visage. Sur la première page, le prix Akutagawa de l'année apparaît en grand.

« Tu l'as lu et tu ne l'as pas aimé ?
- Je n'ai pas dit que je ne l'ai pas aimé, juste que je n'en pensais rien.
- Mais tu dois quand même avoir un avis dessus ! Je veux dire, ce n'est pas quelque chose que tu peux ignorer ! »


Yasuo, encore une fois, hausse les épaules. Takeshi n'arrive pas à digérer le fait qu'il n'ait aucune opinion. La semaine dernière, ils sont allés au cinéma et Yasuo, bien qu'il ait apprécié le film, n'a pas pu parler d'autre chose que de la couche superficielle de celui-ci.

« Tu me désespères, Yasu. Si tu es passé en littérature, tu as besoin d'avoir ta propre vision des œuvres que tu lis !
- Mmh.»


Yasuo lève les yeux au ciel, et se serre contre le plus âgé, profitant de la brise froide pour profiter de sa chaleur, et le professeur passe un bras discret autour de la taille de son amant.

« 'Tain Yasu, franchement... Tu verras, un de ces jours tu me feras une critique complète d'un livre, je te lâcherai pas. Aie un avis, Yasu, un avis !
- Mon seul avis sur la situation, c'est que je commence à me les geler et que j'irai bien me réchauffer dans ton lit, si tu vois ce que je veux dire...
- Tu es intraitable, franchement. »
réplique Takeshi en resserrant son bras autour de sa taille.

Oui, Yasuo est intraitable, mais pour la première fois de sa vie, il aime bien ça.

28 janvier 2010

« Et alors, on apprend que cette vie, c'est la vie qui n'a jamais existé ! Le journaliste, lui, il est complètement paumé, tu m'étonnes, avec tout ce qu'il lui a raconté, il ne peut pas comprendre. Ce film est un chef d'œuvre, tu sais. J'ai envie de le revoir, tiens.
- Je le verrai avec toi, la prochaine fois, Yasu. »


Yasuo sourit et embrasse Takeshi sur la joue, en plein milieu de la rue. Ils se promènent, pendant un des seuls moments que le professeur a de libre dans la semaine. L'étudiant jette un regard au parc devant lequel ils se sont arrêtés, et voyant qu'il n'y a pas grand monde à l'intérieur, s'y engouffre. Lorsque son amant le rejoint, l'élève fourre sa main dans la poche de celui-ci et noue leurs doigts ensemble.
Ils avancent en silence dans le froid de l'hiver, et s'asseyent au banc sur lequel ils ont l'habitude de passer des heures ensemble. Yasuo se sent bien.

« Taku ?
- Mmh ?
- Merci.
- Pour quoi ?
- Pour tout.
- De rien. Je suis content de t'avoir aidé.
- Je t'aime.
- Moi aussi, Yasu. Moi aussi. »



24 mars 2010

Yasuo, les yeux dans le vague, lit la lettre qu'il a maintes et maintes fois froissée, pliée et dépliée.

"Tu sais que je t'ai aimé. Tu sais que je t'aime. Mais maintenant l'oiseau doit prendre son envol, tandis que je resterai au nid. Sois grand, Yasuo, continue tes études et continue à penser. C'est ça le plus important. Pense, et répand ta joie dans le ciel. Je t'en serai reconnaissant.
Merci à toi.
Garde le cadeau,
Je t'aime.
Takeshi."

Un léger sourire orne ses lèvres, et il soupire. Il s'en est un peu douté, mais ça fait mal tout de même. Takeshi a toujours été un peu complexé par leur différence d'âge, a toujours eu du mal avec le statut d'élève de Yasuo –bien que celui-ci ait fini par quitter le cours d'histoire pour faire de la littérature et ils ont toujours parlé de l'avenir en se disant qu'ils verraient bien quand ils y seront.
Yasuo a juste craint ce moment, et maintenant qu'il est arrivé, il ne regrette rien.
Car il sait que Takeshi restera toujours dans son cœur.
Sur son cou trône le collier qui accompagnait la lettre.
Un drôle d'anneau en pendentif.

.............................................................


Voilà comment se termina l'histoire de Yasuo avec Takeshi. Il ne le revit pas et apprit qu'il avait été muté dans une autre ville, avec un autre numéro.
Il finit ses études de littérature, devint professeur, dans le seul but de devenir pour ses élèves ce que Takeshi avait été pour lui : un mentor, un ami, une bouée de sauvetage. Il tint aussi quelque temps une revue critique dans un magazine littéraire, en espérant que son professeur le lirait et serait fier de lui. Et puis, après quelques rapides mutations, il décida d'entrer à Illusion pour enseigner, car il avait entendu parler de cette école, et espérait beaucoup aider les élèves qui s'y trouvaient.

Derrière l'écran
« Et enfin ... »



» C'est quoi ton p'tit nom ? : Appellez-moi Ju ou Polaire !
» Ton âge ? : Entre 15 et 20 ans.
» Quelques hobies ? : Travailler, Rp, lire, écrire, travailler, manger.
» Comment t'as trouver le fow ? : Via le partenariat avec Hikari Sekai
» Tu as lu le règlement ? On va vérifier : Dévoré par le grand Lester en personne~

» Tes disponibilités ? : 4/7


(c) code par RITS-U -And thanks, RITS-U !-
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Helena E. O'Kingheart-B.

Localisation : Cherchez Lester, vous me trouverez.

MessageSujet: Re: « Just be part of the world, it's the right way to live. » Yasuo Saito [DONE]   Mer 14 Mai - 18:22


    Et voilà donc notre second professeur ! Même si je te l'ai déjà dis lorsque nous nous sommes croiser en chatbox, je te souhaite la bienvenue parmi nous et t'informes à nouveau que tu si rencontres le moindre problème, tu peux sans soucis me contacter pour que je t'aide de mon mieux.

    Bon courage pour ta fiche et j'espère que tu t'amuseras avec nous !
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Lester K. O'Kingheart-B.

Localisation : Non loin d'Helena.

MessageSujet: Re: « Just be part of the world, it's the right way to live. » Yasuo Saito [DONE]   Ven 16 Mai - 23:47

Pré-validation


Partie 1 •
D'abord : quelques mots.


Pour commencer dans les choses positives qui ressortent de ta fiche, je tiens à dire qu'elle est forte agréable à lire. Il n'y a pas d'hyperbole, pas de "meublage" inutile. Sincèrement, ce fut plaisant de lire qui était Yasuo. Le caractère ainsi que le physique et l'histoire me semblent tous aussi cohérents les uns que les autres. Je dois dire qu'un professeur homosexuel peut réserver bien des surprises et c'est un très bon point que ce soit du point de vue scénaristique du forum ou même lors des rps.
Partie 2 •
Ohw, des bons points !


Pour commencer dans les choses positives qui ressortent de ta fiche, je tiens à dire qu'elle est forte agréable à lire. Il n'y a pas d'hyperbole, pas de "meublage" inutile. Sincèrement, ce fut plaisant de lire qui était Yasuo. Le caractère ainsi que le physique et l'histoire me semblent tous aussi cohérents les uns que les autres. Je dois dire qu'un professeur homosexuel peut réserver bien des surprises et c'est un très bon point que ce soit du point de vue scénaristique du forum ou même lors des rps.

Partie 3 •
Un indice sur c'qui va pas ?


Pour ce qui ne va pas et bien cela va être assez cours. La seule chose, l'unique problème est les fautes. J'en ai dénombré pas mal donc je pense sincèrement qu'avec une bonne relecture, mon chère Yasuo tu obtiendras ta pré validation. Bon courage et n'oublie pas de prévenir quand tu auras fait les corrections.

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Enseignants
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Yasuo Saito

Localisation : Dans ses pensées ~

MessageSujet: Re: « Just be part of the world, it's the right way to live. » Yasuo Saito [DONE]   Mar 20 Mai - 20:52


Voilà, juste pour prévenir que ma fiche était relue et que je vais me suicider si il y a encore des fautes (nan j'déconne, 'faut pas me croire).

Merci pour votre accueil, j'espère que ça se passera bien ! ^^
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Lester K. O'Kingheart-B.

Localisation : Non loin d'Helena.

MessageSujet: Re: « Just be part of the world, it's the right way to live. » Yasuo Saito [DONE]   Ven 23 Mai - 15:20

Je ne vais point t'offrir de corde, car je ne suis pas aussi vil que cela, mais...il reste des fautes.

je serais calme > je serai calme
Autres défaut > Autre défaut
prenez vous > Alors prenez-vous précautions
nous même > nous-même
dorés> dorés

Je t'ai donc indiqué quelques fautes, mais je te conseille de relire ta fiche, surtout l'histoire. C'est là que j'y trouve le plus de fautes. Oubli de virgule, de point, de trait d'union. Certaines phrases (toujours à titre de conseil) peuvent être scindées en deux. Sur ceux, je t'encourage à bien relire ta fiche. Tu as la plume facile, alors avec des modifications la pré- validation suivi de la validation en temps normal, seront à toi.

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Lester K. O'Kingheart-B.

Localisation : Non loin d'Helena.

MessageSujet: Re: « Just be part of the world, it's the right way to live. » Yasuo Saito [DONE]   Ven 6 Juin - 13:27

Encore un petit effort.

 

  • Le verdict •
 

 
Il est vrai que faire un double n'est pas correcte, mais j'ai la puissance mouhahaha.*se racle la gorge* Bref.


Je viens de voir une chose , tu n'as pas remplit le derrière l'écran qui comporte de base le code donc pour l'heure  je ne peux rien faire.


Je suis fort ravi de voir à quel point tu as su faire pas mal de corrections, mais hélas il en reste encore plusieurs enfin deux que j'ai pour ma part détecter tel un radar de sous marin (dat comparaison)

arrêtez de me remuer sens dessus-dessous quand vous êtes là ! => sens dessus dessous

Chapeau tu n'as pas fait l'erreur fréquente ^^

J'aimerais également savoir si le manque parfois de négation, est fait exprès.

Après cela tu pourras officiellement être validé. Et petit conseil pour toi, essaye un maximum de remplacer les prénom par des descriptifs du genre" grand brun, jeune homme, professeur." Cela t’éviteras des répétitions qui surchargeraient ton texte.
 
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Enseignants
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Yasuo Saito

Localisation : Dans ses pensées ~

MessageSujet: Re: « Just be part of the world, it's the right way to live. » Yasuo Saito [DONE]   Mar 10 Juin - 8:37

Ah, le "Derrière l'écran" a dû s'effacer à cause d'une mauvaise manip' ! J'ai rectifié ça, et j'ai aussi enlevé quelques prénoms pour que ça soit plus lisible. ^^

Oui, le manque de négations est voulu, ça fait un effet de style et ça montre que Yasuo est profondément positif.
Voilà !

Kheurs.♥
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Lester K. O'Kingheart-B.

Localisation : Non loin d'Helena.

MessageSujet: Re: « Just be part of the world, it's the right way to live. » Yasuo Saito [DONE]   Ven 13 Juin - 10:03

Après avoir donc fait tout ce qu'il fallait. Je te déclare cher chouchou totalement et complètement...PRE VALIDE
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Helena E. O'Kingheart-B.

Localisation : Cherchez Lester, vous me trouverez.

MessageSujet: Re: « Just be part of the world, it's the right way to live. » Yasuo Saito [DONE]   Sam 14 Juin - 19:29

    - Bug de forumactif bonjour, je viens décaler votre quotidien. ="D -
    Désolée, je devais le faire, le bug qui met ta fiche à droite avant un certain message m'a bien faite rire, en fait. Pour le reste, vas-y danse, ris, chante, fais-nous manger des chamallows, tu es ENFIN complètement validé !

    Après toutes les modifications que nous t'avons demandé, des précisions, je tiens à te remercier sincèrement de la compréhension dont tu as fais preuve, ainsi que de l'attention que tu as prise pour prendre en considération chaque point que nous avions surligner.

    Dès maintenant, tu peux commencer à rp où bon te semble, je t'offre ta couleur weed, ton rang, et je te souhaite tout le plaisir du monde a rp avec nous sur ALI ! D'énooooooormes poutoux, tu les mérite tellement ! >w<
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MessageSujet: Re: « Just be part of the world, it's the right way to live. » Yasuo Saito [DONE]   

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« Just be part of the world, it's the right way to live. » Yasuo Saito [DONE]

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